W obliczu ideologii z oświecenia i rewolucji francuskiej i agresywnie racjonalistów, którzy według Barres „wyczerpany” Francja, nacjonalizm nie może być jedynie wyraz polityczny: to miał być „dyscypliną, przemyślany sposób przyłączać się do wszystkiego, co jest naprawdę wieczne i które musi nieustannie rozwijać się w naszym kraju ".
To jest Maurrasa dając tej metody jej wypełniony formularz: empiryzm organizator, pogodzenie tradycji i polityki sprawia, że ten ostatni naukę, a jednocześnie doprowadziły do obalenia demokratycznego i republikańskiego ideologię, którego nazwa Deifikowany, sprawia, że przeszłość jest wyraźna.
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Par Maurice Torrelli, professeur à l’Université de Nice
(troisième édition, revue et corrigée)
I – L’empirisme organisateur contre l’idéologie démocratique
1) La politique comme science
2) Un déterminisme conditionnel
3) La vraie tradition est critique
II – La méthode empirique
1) Nature de la méthode
2) Les limites de la méthode
III – L’idéologie démocratique fait du passé table rase
1) Trois définitions de la démocratie
2) L’inégalité protectrice contre l’Egalité démocratique
3) Les libertés concrètes contre la Liberté révolutionnaire
4) La liberté et l’autorité
5) La République : « la machine à mal faire »
– La critique de l’élection
– Le règne des partis
– Le triomphe des oligarchies
IV – De l’empirisme organisateur au nationalisme intégral
1) Qu’est-ce que le nationalisme ?
2) Le nationalisme comme défense d’un héritage
3) De la nation à l’universel
4) La monarchie EST le nationalisme intégral
V – La monarchie
1) Une monarchie traditionnelle et héréditaire
2) Le roi, serf de la couronne
3) Dictateur et Roi
4) Une monarchie antiparlementaire et décentralisée
5) Un complot à ciel ouvert
Conclusion : « Le désespoir en politique est une sottise absolue »
I – L’empirisme organisateur contre l’idéologie démocratique
Face aux idéologies issues du siècle des Lumières et de la Révolution française et agressivement rationalistes, qui, aux dires de Barrès, « énervaient » la France, le nationalisme ne pouvait être une simple expression politique : il devait être « une discipline, une méthode réfléchie pour nous attacher à tout ce qu’il y a de véritablement éternel et qui doit se développer d’une façon continue dans notre pays ».
C’est Maurras qui donne à cette méthode sa forme achevée : l’empirisme organisateur, en conciliant la tradition et la politique, fait de cette dernière science, et, du même coup conduit à réfuter l’idéologie démocratique et républicaine, dont la Raison, déifiée, fait du passé table rase.
« Si l’on veut, « j’eus des théories », et si l’on veut j’en ai encore : mais, de tout temps, ces théories ont mérité leur nom, qui en montre la prudence et l’humilité, elles s’appellent l’empirisme organisateur ». C’est la raison pour laquelle selon Pierre Gaxotte, dans sa préface à la nouvelle édition de Mes idées politiques, Charles Maurras s’est toujours refusé « à donner de ce qu’on a appelé sa doctrine, un exposé méthodique ».
La politique est apparue peu à peu à Maurras comme justifiable des critères du vrai et du faux, des critères objectifs ne devant rien aux goûts ou aux préférences personnelles, mais déduits du réel, de la nature des choses et de leurs rapports. Dès lors, si le choix de ces critères est fait avec la rigueur et l’humilité du savant, la politique peut accéder au rang d’une véritable science : « Tout est possible. Ce qui est impossible, c’est que l’art, c’est que la science de la politique, plus nécessaires chaque jour, se composent sur d’autres bases que celles que nous ont déterminées nos maîtres et que nous essayons d’affermir après eux : de nos petits faits bien notés, de nos lois prudemment et solidement établies, de nos vérités incomplètes, mais en elles-mêmes indestructibles, de là, et non d’ailleurs, la science politique s’élèvera ».
S’il existe une vérité politique, c’est-à-dire une politique ayant des fondements objectifs et scientifiques, comment la découvrir ? Par la méthode empirique.
1) La politique comme science
Par l’expérience et par l’observation, il apparaît que les sociétés, comme le monde physique, obéissent à des lois fixes qui ne s’inventent pas mais se découvrent. Dès lors, la politique est pour Maurras la science des conditions de la vie prospère des communautés, dont le principe fondamental, le dénominateur commun auquel se ramène tout élément de la vie politique, est l’intérêt national. L’empirisme organisateur repose donc sur l’existence de lois naturelles, la possibilité pour l’homme de les dégager et l’obligation de s’y soumettre ; l’empirisme organisateur, c’est « la mise à profit des bonheurs du passé en vue de l’avenir que tout esprit bien né souhaite à sa nation ».
Peut-on en conclure que cette méthode est fondée sur le déterminisme ? « Il ne s’agit nullement, écrit Maurras, de lois du devenir, de lois du mouvement des sociétés, de lois de leur dynamisme, mais bien des lois de leur état. Il ne s’agit pas de déterminer la loi (jusqu’ici inappréhendée) suivant laquelle s’est, ou se serait opérée, l’évolution du genre humain, loi qui, si elle était connue, permettrait une déduction générale de l’avenir. Non il s’agit de lois suivant lesquelles se présentent certains faits qui ont coutume de ne point survenir séparément. Les lois comparables à celles dont la nature et le laboratoire suivent l’action chaque jour. Elles consistent en liaisons constantes et telles que, l’antécédent donné, on peut être sûr de voir apparaître le conséquent… autant la recherche des lois du devenir semble avoir donné, jusqu’ici, des résultats flottants, chanceux, discutables, stériles, autant la poursuite des constantes régulière et des lois statiques se montre certaine et féconde ».
2) Un déterminisme conditionnel
Il ne s’agit pas d’un déterminisme pur mais d’un déterminisme conditionnel, puisque la marche des événements n’a rien de rectiligne et les besoins d’un peuple peuvent changer. Si les lois de la nation comme les lois du monde et de l’homme sont immuables, toutes les situations de l’histoire et de la géographie sont cependant originales et ont quelque chose d’unique. Certes, il faut se soumettre aux résultats de l’expérience, mais cette méthode comporte des limites qui lui ôtent tout caractère d’automatisme absolu. Telle est d’ailleurs la signification de la formule de Barrès, selon laquelle le nationalisme est l’acceptation d’un déterminisme.
Pour découvrir les lois naturelles qui sont à l’œuvre dans le monde depuis toujours, on utilisera l’histoire. En effet, ces lois ayant eu l’occasion de se manifester dans le passé, il faut aller les chercher dans le passé : « notre maîtresse en politique c’est l’expérience. Dans ces sortes de recherches (telle que la politique), le logicien a besoin de l’histoire critique pour se procurer les vues générales exactes qui servent de majeures à ses raisonnements ». A Valéry qui soutenait que l’empirisme organisateur ne pouvait être une expérience mais tout au plus une observation de l’histoire, car pour qu’il y ait expérience, il faudrait que soient réalisées les conditions laboratoires du chimiste par exemple, (voir notamment De l’histoire et Regards sur le monde actuel), Maurras répondait que le savant assiste à son expérience en témoin extérieur. Il ne peut en enregistrer que des effets car il est étranger à la vie et à l’évolution du corps qu’il observe. L’historien, en revanche, est dans l’histoire. Il l’éprouve et en ressent le jeu des éléments directeurs internes, al psychologie des accords et des désaccords, l’esprit des affinités et des répulsions, c’est-à-dire tout ce qui manque à l’expérience scientifique. En ce sens, l’expérience de la vie humaine donne une certitude supérieure à celle de l’éprouvette ou de la cornue.
3) La vraie tradition est critique
Par ailleurs, la tradition peut faciliter la découverte de ces lois naturelles car elle est l’expérience inconsciente des siècles qui l’ont dégagée lentement et sûrement. Elle réintroduit la continuité en politique. « Certes, la tradition doit vivre, progresser s’enrichir, donc changer un peu. Cependant, elle exprime la prédomination croissante des riches trésors du passé. Elle réalise, en histoire, la grande formule d’Auguste Comte que les vivants sont de plus en plus gouvernés par les morts ».
Mais « l’empirisme organisateur n’a jamais délivré un quitus général au « bloc » de ce que les Pères ont fait. En accordant à leur personnage un respect pieux, l’esprit critique se réserve les œuvres et les idées ». « La règle traditionnelle se déduit du total des éléments qui se désignent par un plus et non par un moins… c’est de ce point de vue que cette tradition est « intégrale », c’est-à-dire à la fois épurée et complète, comme la qualifient très bien le sens courant et l’étymologie de cette épithète. »
Ainsi, comme l’écrit Gustave Thibon : « La tradition n’exclut pas la liberté créatrice : elle la nourrit de toute l’expérience d’un passé et de l’éternel et elle l’oriente dans le sens d’un perfectionnement. Depuis quand l’étoile polaire entrave-t-elle la marche d’un voyageur ? »
II – La méthode empirique
1) Nature de la méthode
Elle s’appuie sur les faits, s’opposant ainsi à la méthode d’un Rousseau qui pose comme postulat que l’homme est corrompu par la Société : il n’y a donc pas, à ses yeux, à chercher des enseignements dans l’histoire qui n’est jamais que celle des sociétés. Pour la tradition rousseauiste, c’est la raison pure qui préside à l’édification d’une politique et à l’organisation de l’Etat, fruit d’une idée a priori. Au contraire, pour l’école traditionnelle, c’est dans la nature particulière d’un peuple qu’il faut rechercher sa constitution propre.
L’observation des faits est à la base de la méthode empirique. Pasteur aimait à citer ce mot de Buffon : « Rassemblons des faits pour avoir des idées ». Maurras explique l’état d’avancement de la science politique dans l’Antiquité par le nombre de constitutions et de révolutions qu’il avait étudiées. Mais il faut retenir un autre élément : « L’extrême vivacité d’esprits de leurs premiers sages et leur génie merveilleusement simplificateur ».
L’observation, en effet, doit s’accompagner d’un souci constant d’analyse. Il faut se livrer à un travail d’appréciation et de conjectures, interroger non seulement le nombre et la masse des phénomènes, mais leur force, variable, et leur qualité en vue de former non une réponse unique en forme d’oracle, mais un faisceau de réponses conditionnelles. Si de telles réponses renseignent médiocrement sur ce qui sera, elles proposent ce qui pourra être, elles excluent ce qui à la réflexion d’un esprit pratique et sensé, ne paraît ni possible, ni viable ; l’histoire exacte donne des modèles des échantillons de ce qui a été fait en certaines circonstances et qui, bien compris, peuvent guider, dans une certaine mesure, vers de nouvelles applications. Elle permet de dresser le tableau des échecs et des réussites, les conditions de celles-ci, les raisons de ceux-là. L’histoire critique doit, évidemment, tenir compte de toutes les données des autres sciences : géographie, économie, biologie et, en particulier, psychologie, laquelle permet d’appréhender les constantes de l’esprit d’un peuple.
Au dernier stade de la méthode, la déduction intervient une fois que les lois auront été induites du passé par l’observation et l’analyse : « Moyennant quelque attention et quelque sérieux, il ne faut pas un art très délié pour faire une application correcte de ces idées ainsi tirées de l’expérience, à ces faits nouveaux que dégage une expérience postérieure. La déduction est, en ce cas, la suite naturelle des inductions bien faites ».
2) Les limites de la méthode
Certes, pour obtenir des résultats certains dans le présent, il faudrait pouvoir chiffrer avec précision et complètement les différentes forces en action à un moment donné. Or dans le présent, on ne peut en percevoir que des signes. Leur expression complète ne sera connue que lorsqu’elles auront produit tous leurs effets.
De plus, les données de l’expérience peuvent être faussées : une histoire déformée par l’esprit de parti peut conduire à des conditions fausses. Ainsi, l’idéalisme prétend modifier les lois fondamentales et dépasser ou contrarier l’expérience au nom de principes posés a priori. Pour éviter que les déductions ne soient faussées, il faut éviter toute confusion entre l’ordre moral et l’ordre politique : « Il n’appartient pas aux « idées » d’être « larges », « libérales », ni « généreuses » ! Ce sont nos sentiments qui sont susceptibles de générosité, de largeur et de liberté. Pour être juste, nos idées doivent être fermement déterminées, rigoureusement définies. Une idée est générale ou particulière, vraie ou fausse, complète ou incomplète, mais comment aurait-elle un caractère moral » ?
Encore faut-il préciser que Maurras n’a jamais prétendu formuler toutes les lois naturelles nécessaires au gouvernement des hommes et encore moins les lois surnaturelles. L’empirisme ne fait qu’établir des doctrines de constatation et de prévision.
Cette méthode ne peut déterminer sûrement et automatiquement tel ou tel comportement humain. Il y faut une intelligence droite et une adhésion volontaire : la conviction et l’adhésion sont nécessaires. Il existe cependant un correctif aux imperfections de la méthode : si les choses obéissent à des lois nécessaires, « toute erreur au sujet de ces lois devient un principe de souffrance pour celui qui la commet ».
« C’est en rétablissant la vérité sur le passé que l’on peut formuler des inductions raisonnables sur l’avenir ». L’empirisme est donc organisateur et il réfute la démocratie et la république qui « ne vivent que d’insultes au passé » et qui reposent sur une idée a priori.
III – L’idéologie démocratique fait du passé table rase
1) Trois définitions de la démocratie
La démocratie n’est pas un fait. La démocratie est une idée qui inspire des lois et des institutions qui, chaque jour, se révèlent désastreuses pour l’intérêt général parce qu’elles sont en désaccord avec la nature. « La démocratie, écrit Maurras, est le gouvernement du nombre. On appelle encore démocratie, l’état social démocratique, un état égalitaire de la société dans lequel les différences de classes seraient inexistantes ou abolies. On appelle enfin démocratie un ensemble d’idées et un corps d’institutions ou de lois, tendant soi au gouvernement du nombre, soit à l’état égalitaire de la société ».
Maurras exclue toute démocratie sous l’un quelconque de ces trois aspects, sa critique va s’attacher à réfuter la démocratie, acte de foi en l’Egalité et la Liberté humaine, se fondant au plan institutionnel sur le gouvernement du nombre.
2) L’inégalité protectrice contre l’Egalité démocratique
« L’expérience de l’histoire est plein des charniers de la libertés et des cimetières de l’égalité ».
A l’Egalité, Maurras oppose « l’inégalité protectrice ».
La biologie se conjugue à l’histoire pour condamner l’égalité, qui est mortelle parce qu’elle est contre nature. Rappelons la célèbre comparaison de Maurras entre le petit poussin et le petit homme. Tous les poussins se ressemblent, ils sont égaux. En revanche, ce qui caractérise l’espèce humaine, c’est d’être dotée d’intelligence et non pas d’être livrée à l’instinct. Elle doit être éduquée.
« Le petit poussin brise sa coquille et se met à courir. Peu de choses lui manque pour crier : « Je suis libre … » Mais le petit homme ? Au petit homme, il manque tout. Bien avant de courir, il a besoin d’être tiré de sa mère, lavé, couvert, nourri. Avant que d’être instruit des premiers pas, des premiers mots, il doit être gardé de risques mortels. Le peu qu’il a d’instinct est impuissant à lui procurer les soins nécessaires, il faut qu’il les reçoive, tout ordonnés, d’autrui.
Il est né. Sa volonté n’est pas née, ni son action proprement dite. Il n’a pas dit Je ni Moi, et il en est fort loin, qu’un cercle de rapides actions prévenantes s’est dessiné autour de lui. Le petit homme presque inerte, qui périrait s’il affrontait la nature brute, est reçu dans l’enceinte d’une autre nature empressée, clémente et humaine : il ne vit que parce qu’il en est le petit citoyen.
Son existence a commencé par cet afflux de services extérieurs gratuits. Son compte s’ouvre par des libéralités dont il a le profit sans avoir pu les mériter, ni même y aider par une prière, il n’en a rien pu demander ni désirer, ses besoins ne lui sont pas révélés encore. Des années passeront avant que la mémoire et la raison acquises viennent lui proposer aucun débit compensateur. Cependant, à la première minute du premier jour, quand toute vie personnelle est fort étrangère à son corps, qui ressemble à celui d’une petite bête, il attire et concentre les fatigues d’un groupe dont il dépend autant que de sa mère lorsqu’il était enfermé dans son sein.
Cette activité sociale a donc pour premier caractère de ne comporter aucun degré de réciprocité. Elle est de sens unique, elle provient d’un même terme. Quand au terme que l’enfant figure, il est muet, infans, et dénué de liberté comme de pouvoir ; le groupe auquel il participe est parfaitement pur de toute égalité : aucun pacte possible, rien qui ressemble à un contrat. »
Ainsi la nature offre un extraordinaire spectacle d’autorité pure. Mais l’inégalité naturelle est compensée par la loi de complémentarité : c’est la différence des êtres qui engendre le succès et le progrès commun. En effet, à côté de l’héritage particulier, l’héritage collectif, celui de la société nationale, est un don commun aux « boursiers » et à l’héritier : le plus pauvre en sa part. Telle est l’inégalité naturelle, qui ne tient pas à la race mais à l’héritage, entendu au sens le plus large : social, moral, culturel…
Cette inégalité culturelle est également compensée par une identité générale : si le petit serviteur platonicien portait en lui, comme Socrate, toute la géométrie, cela ne veut pas dire « qu’il fut l’égale de Socrate, ni considéré, ni à considérer comme tel ». Cette identité générale est celle des fins alors que l’inégalité est celle des moyens. Chacun, du seul fait qu’il est homme, est appelé à tendre vers le bien, vers le vrai, vers le beau. Cependant, l’homme, livré à sa solitude, ne s’élève pas au-dessus de sa misère. Les fins que sa nature lui propose, lui demeureront inaccessibles tant qu’il n’en aura pas forgé les moyens. C’est parce qu’il est voué à la quête inlassable du bien, du vrai et du beau que l’homme est un « animal politique », ainsi que l’écrivait déjà Aristote, déjà. L’inégalité s’accentue avec le développement de la société : « Plus l’être vit et se perfectionne, plus la division du travail entraîne l’inégalité des fonctions, laquelle entraîne une différenciation des organes et de leurs inégalités… Le progrès est aristocrate ». Ainsi, plus la société est complexe, organisée, harmonieuse, plus les moyens mis à la disposition de l’homme seront nombreux ; plus elle se simplifie, se désorganise, se divise, et plus les moyens se dégradent. Or « on n’organise pas la démocratie. On ne démocratise pas l’organisation. Organiser la démocratie, c’est instituer des aristocraties ; démocratiser une organisation, c’est introduire la désorganisation : organiser signifie différencier, c’est-à-dire créer des inégalités utiles ; démocratiser, c’est égaliser, c’est établir, à la place des différences, des inégalités, des organisations, l’égalité qui est stérile et même mortelle ». L’idée démocratique parce qu’elle est en désaccord avec la nature, est fausse. Elle est mauvaise parce qu’elle soumet constamment le supérieur à l’inférieur, la qualité, c’est-à-dire la compétence et l’aptitude, au nombre. On ne peut s’empêcher de rappeler la critique faite par A. de Tocqueville dans La démocratie en Amérique.
En définitive, « la science politique pose un dilemme… au peuple : l’inégalité ou la décadence, l’inégalité ou l’anarchie, l’inégalité ou la mort ». L’avenir comme le progrès, pour Maurras, est à l’ordre et à la hiérarchie.
Si l’égalité est un moyen, il convient également de ramener à la qualité de moyen, la liberté et l’autorité. « L’égalité ne peut régner qu’en nivelant les libertés, inégales de leur nature. »
3) Les libertés concrètes contre la Liberté révolutionnaire.
La liberté de Rousseau, la liberté révolutionnaire, est un absolu qui débouche très logiquement sur le totalitarisme : « Et s’ils ne veulent pas, nous les forcerons à être libres », écrivait Rousseau ; « Pas de liberté pour les ennemis de la Liberté », précisera Saint-Just. Appliquant cette logique, le général Westermann pouvait rendre compte à la Convention : « Il n’y a plus de Vendée ! Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants, je viens de l’enterrer dans les marais de Savenay. J’ai écrasé les enfants sous les pieds de mes chevaux, massacré les femmes qui n’enfanteront plus de brigands ? Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé… les routes sont semées de cadavre. Il y en a tant que sur plusieurs point ils font des pyramides ».
Ce conflit qui oppose la liberté au pouvoir, Maurras essaye de le résoudre en réconciliant les deux notions.
Il ne nie pas la liberté mais commence par lui enlever la majuscule que lui avait donnée le libéralisme, notamment.
La liberté est-elle un droit à l’erreur ? « En soi, la liberté n’est ni un dieu, ni un principe, ni une fin. Répétons : la liberté de qui ? La liberté de quoi ? Pas celle de l’assassin ? Pas celle du brigand ? C’est ce qui la juge. Elle n’est qu’un moyen, entre autres, pour obtenir l’ordre et la paix ou leur contraire. L’autorité qui habite une sphère supérieure n’est, elle non plus, qu’un moyen… l’autorité a aussi cette fin supérieure, le Bien, ce Bien que nous visons partout et toujours et qui permet, en attendant mieux, de juger de tout dans la Politique. »
4) La liberté et l’autorité
Maurras met alors en lumière le couple liberté-autorité. « Qui dit liberté politique réelle, dit autorité. La liberté de tester crée l’autorité du chef de famille. La liberté communale ou provinciale crée le pouvoir réel des autorités sociales qui vivent et résident sur place. La liberté religieuse reconnaît l’autorité des lois spirituelles et de la hiérarchie interne d’une religion. La liberté syndicale et professionnelle consacre l’autorité des disciplines et des règlements à l’intérieur des corporations et compagnies de métier. Ce sont là des faits observables ».
Et les Camelots du Roi peuvent chanter : « Tu n’étais pas un prolétaire, libre artisan des métiers de jadis ».
C’est le souci des libertés concrètes qui fonde chez Maurras la recherche de l’autorité et qui le conduira à poser la formule « l’autorité en haut, les libertés en bas » : « des libertés qui ne s’exercent pas dans l’ordre de l’Etat, ni sur le plan de l’Etat, libertés locales, libertés professionnelles, libertés religieuses, libertés universitaires, très vastes mais qui n’ont pas à empiéter sur le domaine supérieur de l’Etat, lequel doit commander aussi dans son ordre, et, dans ce même ordre, être obéi ».
Ainsi, « lorsque la doctrine libérale met en opposition liberté et autorité, elle oppose des termes qui ne représentent qu’une seule et même chose, en deux états de sa production ».
« Qu’est-ce qu’une liberté ? Un pouvoir. Celui qui ne peut rien du tout, n’est pas libre du tout. Celui qui peut médiocrement est médiocrement libre. Celui qui peut infiniment est aussi libre infiniment. Une des formes du pouvoir, c’est la richesse. Une autre de ces formes, c’est l’influence, c’est la force physique, c’est la force intellectuelle et morale. Su quoi s’exercent diversement ces pouvoirs divers ? Sur des hommes ? Et ce pouvoir, à qui appartient-il ? À des hommes. Quand une humaine liberté se trouve au plus haut point et qu’elle a rencontré d’humains objets auxquels s’appliquer et s’imposer, quel nom prend-elle ? Autorité. Une autorité n’est donc qu’une liberté arrivée à sa perfection. Loin que l’idée d’autorité concrétise l’idée de liberté, elle en est au contraire l’achèvement et le complément ».
Mais ces libertés ne sont pas de valeur égale. La première de toutes est l’indépendance nationale : elle est en effet la condition nécessaire de la liberté des personnes dont elle assure le fondement ; mais elle n’en est pas la condition suffisante car, ainsi que nous le verrons, si l’ordre est nécessaire à l’indépendance nationale, il ne s’agit pas de n’importe quel ordre. C’est sur cette base que Maurras établit une classification des libertés : celles qui secondent l’essor national sont à favoriser, celles qui n’y portent pas atteintes sont à respecter, celles qui risquent de le contrarier sont à surveiller, celles le contredisent directement sont à supprimer.
Comment concilier cependant ces diverses libertés avec l’intérêt général et le pouvoir central qui en est le gardien ? L’empirisme enseigne que « plus les pouvoirs sont divisés, plus le pouvoir doit être énergiquement concentré ; car les libertés naissent de la division des pouvoirs et plus les libertés sont grandes et nombreuses, plus il est nécessaire qu’elles soient défendues, tantôt contre elles-mêmes ou leur réactions réciproques, tantôt contre l’étranger. Dans un grand pays dénué d’une aristocratie bien liée au sol, il n’y a qu’une condition possible à cette défense, c’est celle de la monarchie héréditaire. Elle seule peut garantir les libertés, elle seule peut défendre, diriger, soutenir et continuer la nationalité. Sans elle, plus de liberté : le despotisme de César ou celui des oligarchies irresponsables ». Une des oligarchies que Maurras redoute le plus est celle de l’argent, car en république, régime d’opinion, c’est l’argent qui fait le pouvoir.
5) La République : « la machine à mal faire »
Institutionnalisant le démocratisme doctrinal et passionnel en vue d’une oligarchie réelle, « il convient de définir la République française : une permanente impossibilité de réformes, une conspiration permanente contre le salut public ». Maurras est certainement celui qui a fait la critique la plus dure du régime républicain qu’il a ébranlé par ses coups de boutoir. Il a constamment démontré en quoi la république est un pouvoir faible : étant soumis à l’élection, celui-ci est toujours contesté. La république repose sur le nombre ; or le nombre est mené par des forces occultes, notamment par celle de l’argent. Elle institutionnalise le conflit entre les idées et la compétition entre les personnes ; nul ne fédérant les individualités exacerbées, l’anarchie règne. Au comble de l’anarchie, le besoin d’ordre donne le pouvoir à un autocrate qui, né de compétitions doit, pour se maintenir, écraser toute liberté. Ne pouvant fédérer les initiatives, il les étouffe jusqu’à ce que sa chute fasse renaître l’anarchie : la république c’est un jeu de bascule de Démos à César.
Ces critiques s’ordonnent autour de deux grands thèmes : l’antiparlementarisme et antiétatisme.
Le parlementarisme est une institution anglaise qui ne correspond pas à la tradition française : l’évolution du pouvoir a été différente dans ces deux pays. De plus, le parlementarisme exacerbe l’individualisme français au lieu de l’assagir. Rappelons que pour l’école traditionaliste, selon H. Taine par exemple, « la forme sociale et politique dans laquelle un peuple peut entrer et rester n’est pas livrée à son arbitraire, mais déterminée par son caractère et son passé ».
La critique de l’élection
Le régime républicain et parlementaire donne la direction générale supérieure, le gouvernement et la souveraineté au nombre, s’exprimant par la voie des suffrages. « Le mal, ce n’est pas le fait d’une élection, c’est le système électif étendu à tout ». En fait, le mal ne vient pas du nombre des votants mais essentiellement de l’objet sur lequel il vote. Or, en république, c’est sur ce qu’il ignore le plus, c’est sur ce qu’il est le plus incapable de diriger, à savoir l’Etat, que le suffrage est le plus consulté.
L’élection cependant ne dégage-t-elle pas l’intérêt général ? Maurras considère qu’elle peut, à la rigueur, exprimer la somme exacte des intérêts particuliers à se présenter. Mais l’intérêt général ne saurait s’y réduire. Il comporte notamment le souci de l’avenir, l’intérêt de ceux qui naîtront. Les intérêts particuliers sont d’ordres immédiats ; en politique, ils visent le présent. L’intérêt général, au contraire, comporte souvent le sacrifice d’un bien prochain en vue de développements ultérieurs. Dans cette perspective, on comprend que, pour Maurras, une loi juste ne soit pas une loi régulièrement votée mais une loi qui concorde avec son objet et qui convient aux circonstances. On ne la crée pas, on la dégage et on la découvre dans le secret de la nature des lieux, des temps et des Etats.
De plus, l’élection engendre le règne de l’opinion, qui croit gouverner ou du moins déléguer aux députés et aux dictateurs qui naissent de son sein, le pouvoir qu’elle pense posséder. Elle ignore qu’en fait on la dirige et qu’on la fait penser. Aujourd’hui, le règne des sondages accroît la dépendance des gouvernants « à l’égard d’une opinion sensible à la démagogie et trop souvent manipulée par des groupes idéologiques et des puissances financières. Il conduit nos dirigeants politiques à esquiver de plus en plus leurs responsabilités et paralyse leur action », comme le note Pierre Pujo.
Le règne des partis
Qu’est-ce que le gouvernement de la République ? Le gouvernement des partis ou rien. Qu’est-ce qu’un parti ? Une division. La France est divisée parce que ceux qui la gouvernent, ne sont pas des hommes d’Etat mais des hommes de partis. « Honnêtes, ils songent seulement au bien d’un parti ; malhonnêtes, à remplir leurs poches. Les uns et les autres sont les ennemis de la France. La France n’est pas un parti ». Et Maurras poursuit : « le mal… est dans le règne des partis. Ce règne tient au régime électif, dont le malheur central est de remplacer l’unité gouvernementale par un système de division et de compétition, de guerre civile légale qui, partout où il a fonctionné, a livré les Etats à l’étranger de l’intérieur pour les ouvrir ensuite à l’ennemi du dehors ».
Faute d’autorité qui fasse converger le service et les fonctions, les institutions électives créent l’incohérence ; faute de trouver un point fixe dans les caprices successifs des électeurs et des élus, elles fondent l’instabilité et l’irresponsabilité. La personne concrète s’efface devant l’individu abstrait et la république assure l’impunité des puissants. La république, c’est finalement…
Le triomphe des oligarchies
La France est en fait gouvernée par une fédération d’oligarchies ou « états confédérés ». Bien avant que la théorie des groupes de pression n’ait été faite par la science politique, Maurras soulignait déjà, dans l’Action française du 27 mai 1927 : « Ces » Etats « , ces groupes d’intérêts, sont autour du pouvoir, exercent l’influence et, à l’occasion, mobilisent l’autorité comme tous les gouvernements du monde, dès qu’ils sont un peu installés ; la République est dans sa somme, un gouvernement de familles. Quelques milliers de familles y occupent par les assemblées et les administrations, ce que l’on appelle les avenues du Pouvoir. Elles forment ce que l’on peut aussi nommer l’axe de ce pouvoir. Beaucoup de changements se font et se défont, autour de cet axe. Mais lui-même reste, dans l’ensemble, inchangé ». Telle est l’hérédité républicaine.
Cependant, la république, pouvoir faible, est incapable de toute réforme profonde ; loin de pouvoir décentraliser, elle doit au contraire, centraliser pour exister. Ou, lorsqu’elle donne l’impression de décentraliser, comme depuis les lois Defferre de 1981, elle ne fait que remettre les pouvoirs régionaux aux mains des partis qui les monopolisent comme autant de féodalités dépensières.
Né de la doctrine de Rousseau qui détruit toute société intermédiaire entre l’Etat et l’individu, l’Etat omniprésent est l’effet physique et mécanique du gouvernement électif. Rejoignant l’analyse de Tocqueville, Maurras écrit : « pratiquement, étant le seul produit de ses volontés souveraines, ne pouvant tolérer de groupes intermédiaires entre l’individu et lui, cet Etat tient à sa merci les personnes et les biens. Chacun se trouve seul contre l’Etat, expression de tous, et toutes les unités peuvent ainsi être broyées tour à tour par la masse unie et cohérente des autres ».
Or Maurras considère que l’Etat, quand il est bien institué, n’a presque pas affaire aux individus ; c’est sur les sociétés dont il a la charge, sur leurs rapports mutuels, que s’exercent ses principaux attributs.
Sans doute, toute république n’est pas forcément mauvaise. Nul même n’a été aussi républicain que Maurras : républicain de Martigues et de Provence, tenant des républiques sous le Roi. Il se disait même 36 000 fois républicain, autant qu’il y a de communes en France. Mais sous sa forme étatique, Maurras avait raison de l’affirmer, « oui, la République est le mal, ou, le mal est inévitable en République. Mais ce que nous disons de la Monarchie, c’est qu’elle est la possibilité du bien ».
« Quarante rois ont fait la France. Elle se défait sans Roi… » (La Royale) ; pour défendre l’héritage qui a été pillé, pour restaurer les libertés, la recherche empirique aboutit au nationalisme intégral.
IV – De l’empirisme organisateur au nationalisme intégral
1) Qu’est-ce que le nationalisme ?
Le mot « nation » n’a pas été créé, comme on le croit parfois, par les révolutionnaires de 1792 puisque l’on trouve déjà l’expression « à la gloire de la nation » dans le discours de réception de Bossuet à l’Académie.
Le mot « nationalisme » est beaucoup plus récent. C’est l’Abbé Barruel qui semble l’avoir employé pour la première fois, en 1798, pour stigmatiser la doctrine jacobine. Dans cette conception, la société est le fruit d’un contrat passé entre des hommes libres et égaux, modifiable à tout moment. La nation, la nation-contrat, est une agglomération volontaire et transitoire d’individus en ayant disposé ainsi par « autodétermination » ; chaque individu adhérant au pacte en vertu de l’idée qu’il s’en fait, la nation est une abstraction. La patrie, également, n’est pas un bien, une propriété, c’est une conquête qu’il faut garantir : elle devient une éthique qui pourra être partagée par les hommes de différents pays (« Prolétaires de tous les pays, unissez-vous… » Lamartine se reconnaît « concitoyen de toute âme qui pense, la vérité, c’est mon pays »). Cet effort de regroupement permettra aux hommes de constituer une nation nouvelle : telle est l’origine du « principe des nationalités » qui déterminera l’histoire de la politique étrangère du XIXe siècle et qui triomphera au XXe avec le traité de Versailles, les guerres de libération des minorités allemandes par le national-socialisme, le mouvement de décolonisation. Mais la colonisation elle-même fut le fruit d’une conception idéologique d’une République messagère de la Démocratie et des Lumières à laquelle s’opposèrent, à la fin du XIXe siècle, les royalistes et les nationalistes. N’oublions pas non plus l’éclatement de l’Europe en une multitude d’Etats à la chute de l’Empire soviétique.
C’est Barrès qui allait entreprendre de redéfinir le « nationalisme » dans un article du Figaro du 4 juillet 1892, intitulé : « La querelle des nationalisme et des cosmopolites ». En ce sens, la société est un phénomène naturel. Il faut donc rechercher les lois qui la régissent : c’est sur cette conception que s’appuie la nation-histoire, la nation-héritage.
« Patriotisme convenait à Déroulède car il s’agissait de reprendre la terre, nationalisme convenait à Barrès, et à moi, parce qu’il s’agissait de défendre les hommes, leur œuvre, leur art, leur pensée, leur bien… il faut se reporter à cette époque de 1885-1895-1900 non pour s’excuser, mais pour juger et comprendre le mouvement de défense indispensable. Il ne s’agissait pas de répondre seulement à l’internationalisme, mais aux antinationalismes : dans une Europe où tous les peuples maximisaient, systématisaient, canonisaient leur droit à la vie et la prétention de chacun à tout dominer, une France sans nationalisme eût été et serait gravement menacée ou compromise, parce que démantelée. »
Ainsi, le nationalisme s’affirme avant tout comme un mouvement de défense : défense contre l’étranger, mais aussi défense contre la désagrégation du pays. Mais le nationalisme de Barrès reste sentimental, romantique et républicain ; comme Péguy, il considère que la Révolution fait partie de l’héritage national, et sur le plan des institutions, ses goûts vont à un régime plébiscitaire qui saurait concilier le nationalisme et la démocratie.
Le nationalisme de Maurras est contre-révolutionnaire. Si la France est menacée de dislocation c’est, l’empirisme enseigne, la faute de la république. Prétendre donc être nationaliste et vouloir rester républicain est, aux yeux de Maurras, une contradiction insoutenable. En l’absence de monarchie, gardienne naturelle de la France, le nationalisme doit assurer l’héritage. Mais il n’est qu’une phase transitoire, il n’est qu’une régence, puisque son aboutissement doit être la restauration de l’ordre politique conforme aux intérêts de la France : la monarchie, qui est elle-même le nationalisme intégral.
« Quand nous avons écrit… que la monarchie était le ‘nationalisme intégral », nous avons pris soin de l’expliquer aussitôt en disant que la monarchie correspondait, trait pour trait, à tous les yeux, à tous les besoins, à toutes les tendances, à tous les intérêts moraux, politiques, économiques manifestés par le mouvement nationaliste. »
2) Le nationalisme comme défense d’un héritage
Nous savons que pour Maurras, le dénominateur commun auquel se ramène tout élément de la vie politique, est l’intérêt national. « L’esprit du système peut bien le nier, mais la réalité témoigne avec une éclatante évidence : les classes peuvent être hostiles en apparence, elles sont solidaires au fond ». Un nationalisme subordonne donc les intérêts particuliers à l’intérêt national, non pour les sacrifier mais pour les ordonner. Mais si l’intérêt national est ainsi pris pour but politique, c’est parce qu’il admet que le plus grand intérêt temporel des hommes est le salut de leur nation qui détermine les conditions profondes de leur vie. Si l’homme est un héritier, le nationalisme est, avant tout, la défense d’un héritage : dans la pensée de Maurras, ce nationalisme ne peut être érigé en absolu, il est tout au contraire tourné vers l’universel.
Les nationalistes ne sont nationalistes que parce qu’ils reconnaissent le fait de la naissance (il y a naître dans nation). L’homme est un héritier ; qu’il le veuille ou non, il appartient à une famille, à une patrie.
« La patrie, écrit Maurras, on est tenté de la définir : une association d’intérêts ; mais si le mot d’intérêts porte un sens précieux, celui d’association en détruit l’effet, car » s’associer » est un acte de volonté personnelle, et ce n’est pas par la volonté que nous sommes français. Nous n’avons pas voulu notre nationalité, nous ne l’avons ni délibérée, ni même acceptée. Quelques transfuges la quittent bien : ceux qui restent ne choisissent pas de rester. C’est un état dont ils s’accommodent et dont, dix milles fois contre une, ils ne songent même pas à cesser de s’accommoder. Une association dure par l’acte continu de la volonté individuelle, mais la patrie dure au contraire par une activité générale, supérieure en valeur, comme en date, à la volonté des personnes. La patrie est une société naturelle, ou ce qui revient au même, historique. Son caractère décisif est la naissance. On ne choisit pas plus sa patrie – la terre de ses pères- que l’on ne choisit son père et sa mère. On naît Français par le hasard de la naissance, comme on peut naître Montmorency ou Bourbon. C’est avant tout un phénomène d’hérédité. »
Et Maurras poursuit : « Une patrie est un syndicat de familles, composé par l’histoire et la géographie ; son organisation exclut le principe de la liberté des individus, de leur égalité, mais elle implique, en revanche, une fraternité réelle, profonde, organique, reconnue par les lois, vérifiée par les mœurs et dont la circonscription des frontières n’est que le signe naturel ». C’est une amitié.
L’homme est façonné par le paysage sur lequel s’ouvrent ses yeux d’enfant. Il baigne dans un milieu dont il reçoit les tares et les qualités. Si un nouveau-né, selon Le Play, est un petit barbare, naître français, cela signifie être le dépositaire d’une tradition millénaire que l’on reçoit en usufruit et que l’on a le devoir de continuer. On hérite avant de transmettre à son tour : l’hérédité qui est le produit de l’histoire, c’est-à-dire, de l’action des ancêtres qui, dans les siècles passés, ont agi, créé, formé.
La nation est ainsi constituée par les morts, les vivants et ceux à naître. Ainsi, le « nationalisme s’applique… plutôt qu’à la terre des Pères, aux Pères eux-mêmes, à leur sang, à leurs œuvres, à leur héritage moral et spirituel, plus encore que matériel ». Mais cet héritage n’est pas seulement menacé par les armes. En temps de guerre révolutionnaire, ou de mondialisme, les peuples sont avant tout à conquérir de l’intérieur. Le sol peut être inviolé, on vaque à ses occupations – quand on en a, du moins – et pourtant tout est modifié si, en chacun, la tradition est morte, si les citoyens ne savent plus qui ils sont, ni pourquoi ils se battent, s’ils ne détiennent plus la ferveur qui faisait pousser ce cri à Camus : « J’aime mieux ma mère que la justice ». Dans une telle situation, le simple patriotisme est insuffisant car il « s’est toujours dit de la piété envers le sol national, la terre des ancêtres et, par extension naturelle, le territoire historique d’un peuple : cette vertu s’applique en particulier à la défense du territoire contre l’Etranger… mais, si nécessaire que soit le patriotisme, loin de rendre inutile l’existence du nationalisme, il la nécessite et la provoque à la vie… le nationalisme est la sauvegarde due à tous ces trésors qui peuvent être menacés sans qu’une présence étrangère ait passé la frontière, sans que le territoire soit physiquement envahi ».
« Les cités humaines sont soumises à la loi du temps ; il faut des siècles de patience pour que naisse une nation, car en politique rien ne se fait sans la durée. Mais elles peuvent aussi disparaître lorsqu’elles ont perdu le sens de la communauté de sentiments liant les individus qui les composent. Le sentiment national varie évidemment de peuple à peuple ; il y a des formes de gouvernement qui le protègent et le fortifient, d’autres qui le relâchent et le dissolvent ». Le mouvement de l’histoire est fait de la force du sentiment national : de lui dépend la survie d’un peuple, à travers l’histoire, voire sa réapparition comme nation libre (prenons l’exemple de la Grèce ou de la Pologne).
Le nationalisme n’est rien d’autre que l’art pour un peuple de lutter contre toutes les forces de désagrégation, contre sa mort. Il faut pour cela que les causes d’amitié, au sein d’un peuple, restent supérieures aux causes d’inimitié et de division, que les forces de dissolution (idéologiques ou/et liées à la finance internationale) ne deviennent pas plus puissantes que l’habitude, rarement interrogée, de vivre ensemble.
« La bonne vie des Etats ne peut consister dans la mise en tas de ressources hétéroclites et d’individus désencadrés. Le bon sens dit qu’il faut un rapprochement organique et un entraînement hiérarchisé de proche en proche, par des groupes d’abord homogènes, puis différant peu à peu les un des autres et se distinguant par degré ; ils s’accordent entre eux sur des points bien déterminés mais pas importants, chaque petite société étant, au contraire, tenue pour originale, libre et maîtresse, disposant de l’essentiel de ses fonctions individuelles au maximum, et à l’optimum de la force, se définissant par des actes, des modalités, des œuvres marquées du sang personnel. Ces actes, ces œuvres, ces produits sont obtenus purs, nets d’une qualité qui n’appartient qu’à eux, au rebours des fabrications en série et en cohue qui naissent de Cosmopolis. Ces collectivités répondent et se composent dans une unité qui n’est point monotone, avec ses arts et ses caractères bien vivants que le mécanisme de l’étatisme dessèche ou mutile. » Dans pareille société, le nationalisme n’a alors plus son emploi et Maurras peut logiquement écrire : « Le peuple français est le moins nationaliste de tous les peuples, parce qu’il est, de tous, le plus anciennement achevé, le plus spontanément réuni en corps de nation ».
Ce nationalisme, loin de faire de la nation un absolu, tend uniquement à conserver ce que Péguy appelait « le plus beau royaume qui soit sous le ciel ». Il considère d’ailleurs que tout ce qui affaiblit ou diminue la France, atteint chaque Français dans son particulier, mais aussi le genre humain en tant que corps. Au national, il superpose l’universel.
3) De la nation à l’universel
« Nous ne faisons pas de la nation un Dieu, un absolu métaphysique… nous observons que la nation occupe le sommet de la hiérarchie des idées politiques. De ces fortes réalités, c’est la plus forte, voilà tout ».
Loin de faire de la nation une sorte d’idole, le nationalisme insiste, au contraire, sur son caractère contingent. Sans la volonté patiente et tenace de la dynastie capétienne, il n’y aurait pas eu de nation, car aucun impératif de la géographie ou de la « race » (pour reprendre les critères qui selon Barrès, déterminent la naissance d’une nation –voir Scènes et Doctrine du Nationalisme)- n’en imposait la constitution. Maurras, loin de donner à l’intérêt national ou même à la patrie une valeur absolue et infinie, enseigne au contraire à éviter de donner une telle valeur aux différents principes qu’une bonne politique compose et concilie : « la décentralisation n’est pas Dieu’, dit-il d’un de ses principes qui lui est le plus cher. Ainsi, le sens du relatif est essentiel à la pensée de Maurras et son nationalisme ne s’y soustrait pas. La nation ‘est pour lui que « le plus vaste des cercles communautaires qui soient (au temporel) solides et complets ». Si elle n’échappe pas au relatif, encore est-elle nécessaire car, ainsi que l’écrivait Péguy, tout éternel humain est tenu, est requis de prendre une naissance, une inscription charnelle.
Maurras condamne donc les idéologies totalitaires qui divinisent l’Etat et la nation, érigées en fins dernières, absorbant tous les droits publics et privés, qui regardent l’Etat et la nation comme un système clos se suffisant à lui-même et réclamant un véritable culte supérieur à toute loi : c’est à Antigone, « la petite légitimiste », contre Créon, vrai tyran et donc vrai anarchiste, que Maurras donne raison.
De même Maurras dénonce-t-il l’impérialisme car, d’une part, une nation a le droit de mener une vie propre et, d’autre part, « de ce qu’un peuple impose, doctrine ou méthode à un autre peuple, il ne s’ensuit pas du tout qu’il le rapproche d’une culture plus générale, plus voisine de l’universel. Cela peut arriver. Cela n’arrive pas toujours ».
Certes, « pas plus que les hommes, les patries ne sont égales ni les nations ». Au sens où « nationalisme » s’oppose à « cosmopolitisme », Maurras fait constamment sentir la hiérarchie des valeurs de civilisation. Le génie national est infiniment précieux parce qu’il correspond aux façons qui sont les plus naturelles et les plus faciles pour l’élever à un type supérieur d’humanité. Etre attaché à son langage, à ses coutumes, aux styles artistiques de chez soi, n’est-ce pas la meilleure façon, la meilleure chance de développer ses aptitudes et de les appliquer à l’acquisition de dons universels. Sophocle l’Athénien et Sophocle l’universel ne sont pas deux figures contraires qui s’excluent, mais le même personnage. Pour Maurras, au bel instant où elle n’a été qu’elle-même, l’Attique fut le genre humain. Rappelons que le félibrige de Maurras est la racine même de son nationalisme. Celui qui comprend l’attachement de Maurras à la langue et aux autres particularités de sa Provence, la place que tient Mistral parmi ses maîtres, peut saisir le rang éminent mais ordonné qu’il donne à la culture française dans la civilisation universelle. Loin que le nationalisme intellectuel se pose comme un absolu, il se juge lui-même par rapport à l’humanisme : la civilisation française ne vaut que dans la mesure où elle exprime à son tour, dans le monde moderne, la civilisation dont les modèles précédents sont donnés par la tradition gréco-latine. Ainsi Maurras pouvait-il dire : « Je suis de Martigues et de Provence. Je suis de France. Je suis Romain, je suis humain ».
Maurras regrette d’ailleurs la fâcheuse dégradation de l’unité médiévale. Il y avait jadis une république chrétienne étendue à l’Europe occidentale qui formait une sorte d’unité temporelle. Cette unité a été brisée par Luther. C’est depuis cette rupture que la nation est devenue le dernier cercle social sur lequel l’homme puisse se reposer. Le monde moderne ne retarde donc pas seulement sur l’Empire romain, mais aussi sur le Moyen-Age, puisqu’il est moins unifié. « Enfin, loin de fusionner et de se fédérer, les grandes nations modernes vivent dans un état croissant d’antagonisme qui suffirait à montrer que l’avenir européen et planétaire appartient à l’idée de la défense des nations, nullement à la concorde cosmopolite », on dirait aujourd’hui à ce faux « village planétaire », qui veut enfermer les peuples libres sous la loi de fer du mondialisme.
Quelles que soient les perspectives, « Nation d’abord ! ». Il faut commencer par consolider notre rempart. « Pour faire place à cet avenir, la France contemporaine n’aura point de trop de toutes ses forces, de leur organisation la plus pratique et la plus vigoureuse » : la monarchie. Et la monarchie, assurant naturellement la défense de la nation, rendra inutile l’état d’esprit nationaliste.
4) La monarchie est le nationalisme intégral
La monarchie n‘est pas chez Maurras affaire de sentiment ou de loyalisme : ceux-ci naissent en revanche de sa nécessité. La monarchie est l’aboutissement de son enquête historique éclairée par la méthode de l’empirisme organisateur. « Oui ou non, l’institution d’une monarchie traditionnelle, héréditaire, antiparlementaire et décentralisée est-elle de salut public ? » telle est la question que se pose Maurras dans le premier livre de l’Enquête sur la Monarchie.
La monarchie, c’est d’abord une institution. Comme Maurras écrivait dans L’avenir de l’intelligence : « Seule l’institution, durable à l’infini, fait durer le meilleur de nous. Par elle, l’homme s’éternise : son acte bon se continue, se consolide en habitudes qui se renouvellent sans cesse dans les êtres nouveaux qui ouvrent les yeux à la vie ». Le caractère particulier de cette institution est de s’incarner dans la personne du Roi, dans une famille, dans une race royale. Vladimir Volkoff a raison de rappeler que la royauté « se construit sur trois éléments : le pouvoir, l’hérédité et le caractère sacral… la monarchie possède un caractère fonctionnel, la royauté métaphysique ». Le Prince Jean dit également qu’avant de penser à instaurer la monarchie, il faut restaurer la royauté dans l’esprit et le cœur des Français. Pour Maurras, du reste, la mission de l’Action française est de créer un état d’esprit royaliste dans le pays.
Toutefois, Maurras n’est pas partisan de la monarchie en soi, mais d’une monarchie traditionnelle, héréditaire, antiparlementaire et décentralisée. Si l’un des termes vient à manquer, on aura sans doute l’institution royale, mais on n’aura pas renoué le fil rompu de la constitution naturelle de la nation. Le royalisme de Maurras se veut scientifique, conforme à la « politique naturelle » et aux principes de l’empirisme organisateur. Il se fonde sur les leçons de l’histoire. : « Nous ne croyons pas qu’il y ait deux critères de gouvernement. Nous n’en connaissons qu’un c’est le rendement. Un régime se juge comme l’arbre à ses fruits » (A.F. 17 février 1930). Plus encore que le droit divin, le droit de la monarchie à gouverner est le fruit de son travail séculaire au service du pays.
V – La monarchie
1) Une monarchie traditionnelle et héréditaire
Il faut revenir à la constitution réelle de la France, celle que la nature et l’histoire ont choisie sans demander l’avis français ; il faut rejeter toutes les constitutions artificielles, inventées de toute pièce depuis 1789 par les déracinés. Il faut retrouver la tradition, cette tradition qui est la capitalisation et la transmission des gains collectifs, défalcation faite du passif.
La tradition est d’ailleurs la condition du progrès : l’une commande l’autre. Maurras se plaisait à rappeler : nous sommes hommes de conservation et de progrès. Entendue dans ce sens, la tradition est le contraire du conservatisme : la monarchie traditionnelle réformera. La monarchie d’Hugues Capet à Louis XVI s’est constamment adaptée, transformée selon les besoins et les circonstances, tout en restant fidèle à ses principes de bases. Cette constatation a amené Maurras à refuser de décrire dans le détail le régime monarchique de l’avenir pour se borner à en dégager les lignes de force car ce sont les besoins de la société qui modèleront les institutions de la future France monarchique.
Réformer ne peut être que l’œuvre d’un souverain qui suit attentivement et quotidiennement le travail spontané des forces du pays. La monarchie est mémoire. Certes, les rois passent, mais l’essentiel subsiste : la dynastie. « Une dynastie se continue indéfiniment. Elle est la conscience historique et politique d’une nation. Elle est cette nation, concentrée en une famille. Sans dynastie, point de continuité politique ni historique pour un grand peuple ». Ainsi que le déclarait le Comte de Lur-Saluces dans l’Enquête : « La monarchie c’est un centre fixe. Je ne saurais mieux la comparer qu’à un de ces pivots qui, sans être immobiles demeurent à la même place cependant que le reste de leur appareil évolue. Ce pivot rétabli, l’ancienne évolution régulière et heureuse pourra recommencer ». Tel est d’ailleurs, le sens de « réaction d’abord » et de l’invitation faite par le Comte de Chambord à la France : « Ensemble et quand vous voudrez, nous reprendrons le grand mouvement 1789 ». C’est le retour « à la bifurcation où l’on s’est trompé de chemin, mais pour reprendre la vraie voir du progrès continu et des développements normaux, non pour revenir en arrière ni retourner vers le passé ».
Si tradition veut dire transmission, tradition et hérédité, comme le constatait Burke, sont deux notions jumelles. Et Taine écrivait que le préjugé héréditaire est une sorte de raison qui s’ignore. Il a pour source une longue accumulation d’expériences. Or, la transmission héréditaire dans la famille, par la famille, est la transmission par excellence. Encore ne s’agit-il pas de l’hérédité physiologique mais de l’hérédité professionnelle qui n’est pas celle des rangs et des dignités.
C’est une supériorité d’ordre institutionnel que la monarchie présente sur la république. Certes, les minorités et les régences forment la plaie des monarchies. Mais on peut atténuer ce défaut par une bonne loi de succession et aussi par le patriotisme, par la raison des citoyens auxquels on demande une fois ou deux par siècle un effort sagement limité à quelques années ? Pour Maurras, les démocrates qui espèrent éviter ce défaut en proclamant la république, ressemblent à Gribouille : « Car proclamer la république, c’est précisément établir à demeure le mal qu’ils voudraient éloigner. C’est ériger en institution permanente une période de danger et de crise, c’est rendre la minorité perpétuelle en offrant la Régence à l’universelle compétition ! »
2) Le roi serf de la couronne
Si l’hérédité évite avant tout, toute contestation du pouvoir, l’hérédité professionnelle fait que le roi est serf de la couronne.
« Les Français d’autrefois disaient que leurs rois étaient serfs de la couronne et nos pères voulaient sans doute dire par là qu’elle pèse au front plus qu’elle n’y brille ». L’hérédité monarchique assure la meilleure transmission de l’héritage parce qu’elle assure la meilleure éducation. Sans doute, le dauphin aura une aptitude plus ou moins grande à exercer le métier de toi. Physiologiquement, il peut ne pas avoir plus de qualités, plus d’aptitudes qu’un autre, mais nul ne sera aussi bien préparé que lui au métier de roi parce que fils de roi, élevé pour le trône, il lui aura été enseigné que le pouvoir est, en premier lieu, pour lui un devoir.
Dans cette légion de monarques, on trouve tout aussi bien l’Auguste, le Saint, le Pieux, le grand, le Courtois ou l’Affable, le Hardi, le Sage et l’Eloquent, le Victorieux, le Juste, le Bien-Aimé. Mais tous ces géants de la volonté ont témoigné des mêmes qualités : empirisme, patience, ténacité, passion du pré carré, vertus du bien de chez nous, d’un peuple paysan qui laboure et qui herse. Ainsi, pour le duc de Lévis-Mirepoix, « pendant un millénaire, une même famille a patiemment, inlassablement appelé les autres autour d’elle pour composer, ensemble, dans la variété des origines et des sols, notre groupement national, et dessiner sur la terre, la forme glorieuse de l’hexagone français ». Dès le XVIe siècle, le poète portugais Camoens n’hésitait pas à dire que la France « était le plus beau pays éclairé par le soleil ». Au XVIIIe siècle, la France est la nation la plus riche et la plus peuplée d’Europe. Le territoire est à l’abri des assauts de la soldatesque étrangère. La monarchie populaire a triomphé de l’humeur jalouse et de l’instinct batailleur des grands féodaux. La France est la mère des Arts, des Armes et des lois. Voilà une aventure exceptionnelle car, avec Michel Déon, « on le sait : il est rare qu’une entreprise privée survive à la troisième génération ». Maurras pouvait donc conclure : « Nous enseignons le droit de la nation a être gouvernée par son chef historique, bien plus que le droit personnel et dynastique de chef, lequel d’ailleurs n’est pas douteux. De ce point de vue, l’autorité se conçoit conformément à ce qu’elle est : une fonction et une charge ».
Mais le roi est aussi le fonctionnaire de l’intelligence. Ses décisions ne sont pas soumises au vote. Le vote, qui exprime des forces qui peuvent être en elles-mêmes pensantes, ne pense pas. Par lui-même il n’est pas une décision, un jugement, un acte cohérent et motivé, tel qu’il l’incarne et le développe une autorité consciente, nominative, responsable. Le roi juge en qualité. Il apprécie les témoignages au lieu de compter les témoins. C’est l’ancienne théorie de Bodin du « roi en ses conseils ». Le roi a intérêt à savoir la vérité afin de rendre justice, car son intérêt personnel se confond avec celui de la nation. Sa responsabilité assure le respect de l’identité de son intérêt et de celui de la nation : « la pire sanction… c’est le régicide ou la déposition ou la chute de la dynastie : encore peut-elle être appliquée le plus iniquement du monde comme, par exemple, à Henri IV ou à Louis XVI. Mais l’idée de cette sanction est assez forte pour élever au-dessus d’elle-même la moyenne des rois. La conservation de leur vie, de leur gloire et de leur héritage se confond, dans la psychologie naturelle des rois avec la conservation de l’Etat ».
« Pour la plupart des hommes du XIXe siècle et d’aujourd’hui encore, absolutisme est synonyme de despotisme, de pouvoir capricieux et illimité. C’est absolument inexact : pouvoir absolu signifie, exactement, pouvoir indépendant ; la monarchie française était absolue dès lors qu’elle ne dépendait d’aucune autre autorité, ni impériale, ni parlementaire, ni populaire : elle ‘en était pas moins limite, tempérée par une foule d’institutions sociales et politiques héréditaires, corporatives, dont les pouvoirs propres, les privilèges (au sens étymologiques : lex privata), l’empêchaient de sortir de son domaine, de sa fonction ».
Toutefois, si la monarchie exclut le despotisme, elle recourt parfois à la dictature.
3) Dictateur et Roi
« Les grandes crises ne se dénouent pas sans dictature. Le dictateur est donc nécessaire. Est-il suffisant ? L’histoire des grandes dictatures montre ce qu’il y a en elles d’heur et de malheur, le service qu’elles rendent, la pente qui les entraîne ».
En temps normal, la royauté rend la dictature superflue, mais « le prince héréditaire, pressé par cet intérêt public dont il est l’organe et la vive représentation, est averti de prendre la dictature quand les circonstances l’exigent et de la déposer lorsqu’elles l’y invitent. S’il se dérobe à ces avertissements naturels, l’expérience l’en châtie et par là même, l’induit à les écouter ».
La dictature est un mode d’exercice de l’autorité royale dans des circonstances exceptionnelles. « La magistrature royale est une chose tellement souple qu’elle ne cesse d’être elle-même lorsqu’elle varie avec le temps et affecte tantôt l’aspect paternel d’une simple présidence de ses Conseil ou des Etats de son peuple, tantôt l’appareil de la dictature directe, tantôt la dictature indirecte au moyen d’un ministre de premier plan ». Étant toujours au service de son peuple, la dictature royale en parant aux dangers, présente en outre cet avantage de renouveler les titres de la monarchie nationale. La dictature peut être utile, mais en général (selon une formule souvent employée par Maurras) : « Méfiez-vous des dictatures ».
Il y a la dictature courte et collective, quasiment anonyme, qui « ose tout et, pour tout sauver, compromet tout, outre tout, abuse de tout. Elle devient rapidement tout aussi odieuse que la pire licence dans les régimes d’extrême liberté ». Préférables sont déjà les dictatures personnelles et viagères qui « comportent plus de modération, parce qu’elles enferment une responsabilité directe et constante, parce que le souci de l’avenir ne peut pas leur être étranger… cependant, un seul homme, c’est peu. Une vie d’homme, un cœur d’homme, une tête d’homme, tout cela est bien exposé, bien perméable à la balle, au couteau, à la maladie, à maintes aventures ». De toute façon, le pouvoir d’un individu est condamné à périr avec lui. Maurras dénonce violemment le dictateur, l’usurpateur, lorsque celui-ci n’agit que dans son intérêt personnel, tel Napoléon. N’étant pas légitime, l’usurpateur est dépendant : il est l’otage d’un parti, d’une classe, il ne représente jamais la nation. L’empire a été un gouvernement d’opinion, démocratique, plébiscitaire, électif. Le pouvoir, issu du plébiscite, restera toujours dans la dépendance des passions populaires, souvent entretenues ou renouvelées par la guerre : Napoléon Ier tombe à Waterloo, Napoléon III à Sedan.
La faiblesse majeure des dictatures tient en effet à leur dépendance à l’égard de leur opinion. Ces régimes doivent tout, ou presque, à la popularité. En ce sens, ils ressemblent aux régimes parlementaires même si ces derniers s’expriment différemment ; « tantôt la démocratie nomme des représentants qui font un parlement. Tantôt elle n’en nomme qu’un qui fait un césarisme ».
La mystique contre la raison : tel est le propre de ces dictatures qui dépendent d’abord de l’enthousiasme. Elles cherchent à créer une mystique, un fanatisme qui est un état anormal de la société. « Le parti hitlérien a su organiser autour de ses dieux tout un ensemble de musiques dont s’enivre l’Allemagne. Sans les chants des sections d’assaut, que serait l’hitlérisme » demandait Bainville ? Ce romantisme tellurique est aussi étranger que possible à l’esprit des Français. Il n’en reste pas moins que les peuples fanatisés sont des peuples dangereux.
Lorsque l’enthousiasme cesse, les points d’appui de la dictature démocratique ne peuvent être que le parti et l’étatisme, ou la recherche éperdue de la gloire.
Hitler comme Mussolini se sont appuyés sur un parti qui, comme tous les partis, ne pouvait faire prévaloir ses volontés et ses intérêts particuliers. Le dictateur n’est alors qu’un chef de bande, et non un homme d’Etat au service de la nation.
L’aventure contre la paix est le plus grave des dangers que les dictateurs peuvent faire naître. Elle est en quelque sorte consubstantielle au césarisme démocratique, comme la démagogie l’est au parlementarisme : l’un a besoin de l’élection, l’autre de la popularité et de la gloire. La légitimité des dictatures est liée à leur succès ; elles doivent sans cesse manifester leur force pour êtres craintes et obéies : la tentation de l’aventure est permanente. Ici encore, rien de plus étranger au nationalisme d’Action Française qui est purement défensif en vue de conserver la paix à l’intérieur comme à l’extérieur.
Seul le Roi peut réellement l’assurer car « la seule forme rationnelle et sensée de l’autorité est celle qui repose dans une famille… c’est un pouvoir tellement naturel que, comportant la dictature et la détenant de façon virtuelle, le chef qui l’exerce ne s’appelle plus dictateur : il est roi (comprenons bien le mot : rex, directeur et conducteur, fonctionnaire de l’intelligence) ».
Comment alors restaurer la Monarchie ?
4) Une monarchie antiparlementaire et décentralisée
Historiquement, le parlementarisme, sous sa forme aristocratique d’abord, bourgeoisie ensuite, a toujours été l’adversaire du pouvoir royal. Il a suscité frondes et révolutions. Vouloir concilier l’institution parlementaire et le régime monarchique est donc, dans un pays comme la France, une entreprise d’avance vouée à l’échec.
« Même corrigé par un prince, le parlementarisme apparaîtra toujours comme le régime de la compétition des partis, sinon de la guerre civile. Il signifiera l’oppression des minorités. Les chefs du parlementarisme ne représenteront jamais que des partis, des coteries, des rivalités personnelles, des querelles de clans. » La monarchie est donc le contraire du parlementarisme qui suppose des partis. Les partis divisent, la monarchie unit : elle ne connaît ni droite, ni gauche. Elle ne connaît que des Français ? « Le roi de France ne peut être le roi d’un parti. Il est l’ennemi des factions. » Le royalisme n’existe, comme il doit exister, qu’à l’état d’opinion, de mouvement : il ne saurait, lui-même, être un parti.
Mais alors, comment assurer la représentation des intérêts particuliers ? Cette représentation sera celle du peuple « en ses Etats », qui y défendra ses intérêts locaux et professionnels. Ainsi, antiparlementarisme et décentralisation sont indissolublement liés dans la formule maurrassienne : l’autorité en haut, les républiques en bas. La monarchie est décentralisatrice, le pouvoir royal est, par essence, fédératif.
« Il faut bien le remarquer, la durée de l’ancien régime était due à la décentralisation : la féodalité, les communes ensuite, puis les corporations religieuses, ouvrières et autres, les universités, les parlements étaient autant d’organisme qui s’interposaient entre le pouvoir central et l’individu et prenaient leur part de responsabilité et de liberté ».
Régime faible, la république a été conduite, afin d’asseoir son autorité, à détruire les provinces et les corps intermédiaires. Seul un roi, un pouvoir stable et héréditaire, peut répondre de l’unité de la patrie. La monarchie, pouvoir fort, mais limité au bien commun, pourra et devra décentraliser. C’est d’ailleurs un besoin naturel car la France étouffe dans la main de l’Etat. Mais il ne suffit pas d’une décentralisation territoriale, il faut également une décentralisation professionnelle.
« L’ordre militaire excepté, tous les degrés de tous les ordres de la hiérarchie politique, administrative, juridique et civile doivent être décentralisés, c’est-à-dire comporter une certaine somme de liberté (par rapport au pouvoir), d’autorité (par rapport au public) et de responsabilité (par rapport à l’un et à l’autre). Les organes divers et de création plus ou moins spontanée qui s’échelonneront entre le pouvoir central et les individus devront fonctionner sous une surveillance plutôt que sous une direction et donner la mesure de leur utilité et de leur activité bienfaisante, bien plus par les résultats produits que par leur docilité et leur aveugle soumissions aux circulaires venues d’en haut. J’estime, pour ma part, que c’est dans cette juste répartition des responsabilités qu’il faut chercher la solution du problème de l’alliance, de l’autorité et de la liberté. »
La création de ces nouveaux organes ne devra pas résulter de l’improvisation d’un décret, mais doit être l’œuvre des forces vives du pays rendues à leur liberté d’agir de telle sorte que la fonction en vienne d’elle-même à créer l’organe.
Pour sauver le Français de l’état d’isolement auquel l’a réduit l’individualisme révolutionnaire, il faut mettre à sa disposition une force puissante : l’association. « Plus on donnera aux associations de libertés et, par conséquent, de pouvoir, plus l’initiative de chaque citoyen aura sa chance de se développer et de s’aiguiser. » La remarque est du Comte de Chambord.
La décentralisation organise ainsi autour du pouvoir royal, une représentation réelle, vivante, parce que ce ne seront point des individus abstraits qui seront représentés, mais des hommes situés dans leur réalité ; elle crée, également, les contrepoids nécessaires à l’autorité centrale. Le roi est alors le chef des républiques, le fédérateur des intérêts particuliers dans le bien commun.
Cette théorie du nationalisme intégral reste cependant jusqu’au bout empreinte d’une certaine relativité : « N’étant pas les charlatans de la Monarchie, comme il y a des charlatans de la Démocratie, nous n’avons enseigné que la Monarchie détourne par sa seule présence les maux dont la guerre civile ou la guerre étrangère, les épidémies physiques ou les pestes morales peuvent menacer les nations. Ce que nous disons, c’est que, dans les pays qui sont faits comme la France, la Monarchie héréditaire réunit non les meilleures, mais les seules conditions de défense contre ces fléaux. »
5) Un complot à ciel ouvert
Sans doute, tout mouvement de contestation aussi radicale du régime démocratique et républicain ne peut-il que vouloir le renverser « par tous les moyens, mêmes légaux ».
« L’Action Française a toujours dit que le gouvernement existant serait très probablement renversé – comme la plupart des gouvernements qui l’ont précédé – par la force. L’Action Française a toujours dit que la préparation de l’organisation de ce coup de force, comme la constitution et la diffusion de l’état d’esprit qui doit permettre au coup de force de réussir, étaient des éléments essentiels et nécessaires de son programme. Elle en a toujours hautement revendiqué la responsabilité. C’est dans la plénitude des droits et des devoirs qu’un état d’anarchie à peine voilé nous confère que, citoyens français, nous travaillons à jeter à bas la fiction légale et constitutionnelle qui s’oppose à l’ordre, à la loi et au Roi » (A.F. le 2 décembre 1909).
Tout adhérent à la ligue d’Action française s’engage « à combattre le régime républicain. La République en France est le règne de l’étranger. L’esprit républicain désorganise la défense nationale et favorise les influences religieuses directement hostiles au catholicisme traditionnel. Il faut rendre à la France un régime qui soit français. »
CONCLUSION
Le désespoir en politique est une sottise absolue
Ainsi, la théorie du nationalisme intégral présente une vue globale de la politique. La doctrine maurassienne débouche sur un humanisme radicalement différent de celui des idéologies libérales ou socialistes, pour ne prendre en considération que l’homme situé dans son milieu naturel. Certes, Maurras n’a pensé la solution monarchique que dans le cadre français, puisque c’est dans la nature du peuple qu’il faut chercher et découvrir sa constitution ; mais les principes de politique naturelle et la méthode de l’empirisme organisateur ont une portée universelle.
Nous avons, délibérément, écarté toutes les implications politiques de cette doctrine pour mettre l’accent sur sa logique profonde car Maurras se range parmi les théoriciens qui font de la politique une science.
Certes, « rien n’est fait aujourd’hui », mais si « rien n’est fait aujourd’hui, tout sera fait demain ! Il ne reste plus au Français conscient que d’agir pour que sa volonté soit faite et non une autre : non celle de l’oligarchie, non celle de l’étranger. Reste le rude effort d’action pratique et réelle, celui qui a voulu maintenir en fait une France, lui garder son bien, la sauver de son mal, résoudre au passage ses crises ; c’est un service trop ancien et trop fier de lui-même pour que l’œuvre amorcée en soit interrompue ni ralentie. »
https://www.actionfrancaise.net/2016/11/30/maurras-pensee-daction-francaise/
Maurice Torrelli, profesor Uniwersytetu w Nicei
(trzecie wydanie, poprawiony i poprawiony)
I - Uporządkowanie empiryzmu a ideologia demokratyczna
1) Polityka jako nauka
2) Warunkowy determinizm
3) Prawdziwa tradycja jest krytyczna
II - Metoda empiryczna
1) Natura metody
2) Granice metody
III - L Ideologia demokratyczna czyni przeszłość czystą kartą
1) Trzy definicje demokracji
2) Ochrona nierówności przed demokratyczną równością
3) Konkretne wolności przed rewolucyjną
wolnością 4) Wolność i władza
5) Republika: " maszyna do złego "
- krytyka wyborów
- panowanie partii
- triumf oligarchów
IV - Od organizowania empiryzmu do integralnego nacjonalizmu
1) Czym jest nacjonalizm?
2) Nacjonalizm jako obrona dziedzictwa
3) Od narodu do powszechności
4) Monarchia JEST integralnym nacjonalizmem
V - monarchia
1) Tradycyjna i dziedziczna monarchia
2) Król, poddany korony
3) Dyktator i król
4) Monarchia nieparlamentarna i zdecentralizowana
5) Otwarta fabuła
Wnioski: "Desperacja w polityce jest absolutną głupotą"
I - Organizowanie empiryzmu przeciwko ideologii demokratycznej
W obliczu ideologii z oświecenia i rewolucji francuskiej i agresywnie racjonalistów, którzy według Barres „wyczerpany” Francja, nacjonalizm nie może być jedynie wyraz polityczny: to miał być „dyscypliną, przemyślany sposób przyłączać się do wszystkiego, co jest naprawdę wieczne i które musi nieustannie rozwijać się w naszym kraju ".
To jest Maurrasa dając tej metody jej wypełniony formularz: empiryzm organizator, pogodzenie tradycji i polityki sprawia, że ten ostatni naukę, a jednocześnie doprowadziły do obalenia demokratycznego i republikańskiego ideologię, którego nazwa Deifikowany, sprawia, że przeszłość jest wyraźna.
"Jeśli chcesz," miałem teorie ", a jeśli chcesz, nadal mam kilka, ale od niepamiętnych czasów te teorie zasłużyły na swoje imię, które pokazuje roztropność i pokorę, nazywane są organizowaniem empiryzmu ". Z tego powodu, według Pierre'a Gaxotte'a, w swoim przedmowie do nowego wydania My Political Ideas, Charles Maurras zawsze odmawiał "dawania tego, co nazwano jego doktryną, metodyczną ekspozycją".
Polityka stopniowo pojawiała się dla Maurrasa jako uzasadnione kryteria prawdy i fałszu, obiektywne kryteria nie mające nic wspólnego z osobistymi gustami czy preferencjami, ale wywnioskowane z rzeczywistości, natury rzeczy i ich relacji. Dlatego, jeśli wybór tych kryteriów zostanie dokonany z rygorem i pokorą naukowca, polityka może osiągnąć rangę prawdziwej nauki: "Wszystko jest możliwe. To, co niemożliwe, polega na tym, że sztuka jest nauką polityczną, bardziej potrzebną każdego dnia, jest zbudowana na podstawie innej niż określona przez naszych mistrzów i że staramy się wzmocnić po nich: nasze małe ocenione fakty naszych ostrożnych i dobrze ustalonych praw, naszych niepełnych prawd, ale same w sobie niezniszczalne stamtąd, a nie gdzie indziej, politologia wzrośnie ".
Jeśli istnieje prawda polityczna, to znaczy polityka o obiektywnych i naukowych podstawach, jak ją odkryć? Metoda empiryczna.
1) Polityka jako nauka
Poprzez doświadczenie i obserwację wydaje się, że społeczeństwa, podobnie jak świat fizyczny, przestrzegają ustalonych praw, które nie zostały wynalezione, lecz odkryte. Odtąd polityka jest dla Maurrasa nauką o warunkach dostatniego życia społeczności, których podstawową zasadą, wspólnym mianownikiem, do którego zredukowany jest każdy element życia politycznego, jest interes narodowy. Empiryzm organizacyjny opiera się zatem na istnieniu praw natury, możliwości uwolnienia ich od człowieka i obowiązku ich podporządkowania; Uporządkowanie empiryzmu polega na "czerpaniu korzyści ze szczęścia przeszłości z myślą o przyszłości, którą każdy dobrze urodzony duch pragnie dla swojego narodu".
Czy możemy dojść do wniosku, że ta metoda oparta jest na determinizmie? "Maurras pisze, że nie jest to kwestia praw stawania się, praw ruchu społeczeństw, praw ich dynamizmu, ale praw ich stanu. Nie chodzi o ustalenie prawa (dotychczas nie stosowanego), zgodnie z którym istniałaby lub miałaby nastąpić ewolucja rodzaju ludzkiego, prawa, które, o ile jest znane, umożliwiłoby ogólne odliczenie przyszłości. , Nie, jest to kwestia praw, zgodnie z którymi przedstawione są pewne fakty, które nie występują osobno. Prawa porównywalne do tych, których natura i laboratorium śledzą działanie każdego dnia. Składają się one z ciągłych połączeń i takie, że biorąc pod uwagę dany poprzednik, możemy być pewni, że zobaczymy następstwo ... tak bardzo, jak się wydaje, poszukiwania praw stawania się dały, jak dotąd,
2) warunkowy determinizm
Nie jest to czysty determinizm, lecz warunkowy determinizm, ponieważ pochód wydarzeń nie jest prostoliniowy, a potrzeby ludzi mogą się zmieniać. Jeśli prawa narodu, takie jak prawa świata i człowieka, są niezmienne, wszystkie sytuacje historii i geografii są jednak oryginalne i mają coś wyjątkowego. Wprawdzie konieczne jest poddanie się wynikom eksperymentu, ale ta metoda ma ograniczenia, które pozbawiają go jakiejkolwiek cechy absolutnego automatyzmu. Takie też jest znaczenie formuły Barrego, zgodnie z którą nacjonalizm jest akceptacją determinizmu.
Aby odkryć naturalne prawa, które na zawsze działały w tym świecie, wykorzystamy historię. Rzeczywiście, przepisy te miały okazję do wystąpienia w przeszłości, trzeba je w przeszłości, „nasza polityka na nauczyciela jest doświadczenie. W tego rodzaju badań (takich jak polityka), logik potrzebuje historii krytycznej w celu uzyskania dokładnych ogólne widoki, które służą jako głównych w jego rozumowaniu. " Valéry, który twierdził, że empiryzm organizator może być przeżyciem, ale co najwyżej obserwacja historii, bo tam się doświadczenie, musiałaby być prowadzona warunki laboratoryjne np chemik, (patrz w szczególności Z historii i poglądów na obecny świat), Maurras odpowiedział, że naukowiec bierze udział w swoim doświadczeniu jako zewnętrzny świadek. Może nagrywać tylko efekty, ponieważ jest obcy dla życia i ewolucji ciała, które obserwuje. Z drugiej strony historyk jest w tej historii. Czuje to i odczuwa grę wewnętrznych elementów przewodnich, psychologię akordów i nieporozumień, ducha pokrewieństwa i odpychania, czyli wszystkiego, czego brakuje naukowego doświadczenia. W tym sensie doświadczenie ludzkiego życia daje pewność wyższą niż doświadczenie próbki lub retorty. to jest wszystko, czego brakuje w eksperymencie naukowym. W tym sensie doświadczenie ludzkiego życia daje pewność wyższą niż doświadczenie próbki lub retorty. to jest wszystko, czego brakuje w eksperymencie naukowym. W tym sensie doświadczenie ludzkiego życia daje pewność wyższą niż doświadczenie próbki lub retorty.
3) Prawdziwa tradycja ma kluczowe znaczenie
Ponadto, tradycja może ułatwić odkrycie tych praw przyrody, ponieważ jest nieprzytomny doświadczenie wieków, które otwierają się powoli i pewnie. Przywraca ciągłość w polityce. "Z pewnością tradycja musi żyć, wzbogacać się, zmienić trochę. Wyraża on jednak rosnącą dominację bogatych skarbów przeszłości. Ona zdaje sobie sprawę, w historii, wielkie formułę Auguste Comte, że żyjący w coraz większym stopniu regulowane przez martwy. "
Ale "organizowanie empiryzmu nigdy nie dostarczyło ogólnego absolutorium" blokowi "tego, co zrobili Ojcowie. Poprzez nadanie charakterowi pobożnego szacunku, duch krytyczny zastrzega sobie prace i pomysły. „Tradycyjna zasada jest odliczana od sumy pozycji, które oznaczać więcej, nie mniej ... jest to pogląd, że tradycja ta jest” pełna”, to znaczy zarówno wyrafinowany i kompletny, jak to dobrze opisuje termin i etymologia tego epitetu. „
Tak więc, pisze Gustave Thibon” Tradycja nie wyklucza swobodę twórczą: odżywia całe doświadczenie z przeszłości i wieczna i kieruje się w kierunku rozwoju , Od kiedy gwiazda polarna utrudnia marsz podróżnika? "
II - Metoda empiryczna
1) Charakter metody
Jest on oparty na faktach, a zatem sprzeciw metody Rousseau zakłada, że człowiek jest uszkodzony przez Spółkę: tak nie jest, w jego oczach, patrząc na lekcji historia, która nigdy nie jest tylko społeczeństwem. Dla tradycji Rousseau czysty rozum reguluje budowę polityki i organizację państwa, owoc idei a priori. Wręcz przeciwnie, dla tradycyjnej szkoły, to w szczególnej naturze ludu należy szukać własnej konstytucji.
Obserwacja faktów jest podstawą metody empirycznej. Pasteur lubił zacytować to słowo od Buffona: "Zbieramy fakty, by mieć pomysły". Maurras wyjaśnia stan zaawansowania nauk politycznych w starożytności przez liczbę konstytucji i rewolucji, które studiował. Musimy jednak pamiętać o innym elemencie: "Ekstremalnej żywotności duchów pierwszych mędrców i ich cudownie upraszczających geniuszy".
Obserwacji musi towarzyszyć ciągła troska o analizę. Konieczne jest zaangażowanie się w dzieło uznania i domysły, kwestionowanie nie tylko liczby i masy zjawisk, ale ich siły, ich zmienności i ich jakości, aby nie stanowić jednej odpowiedzi w formie wyroczni, ale pakiet warunkowej odpowiedzi. Jeśli takie odpowiedzi dają niewiele informacji o tym, co będzie, proponują to, co może być, wykluczają to, co na podstawie refleksji praktycznego i rozsądnego umysłu wydaje się ani możliwe, ani wykonalne; Dokładna historia dostarcza przykładowych modeli tego, co zostało zrobione w pewnych okolicznościach i które, dobrze zrozumiane, może w pewnym stopniu wytłumaczyć nowe zastosowania. Umożliwia to sporządzenie tabeli niepowodzeń i sukcesów, ich warunków, powody tych. Historia krytyczna musi oczywiście uwzględniać wszystkie dane innych nauk: geografii, ekonomii, biologii, a w szczególności psychologii, co pozwala zrozumieć stałe ducha narodu.
W końcowej fazie metody, dedukcja następuje, gdy prawa zostały wywołane z przeszłości przez obserwację i analizę: "Z pewną uwagą i pewną powagą, nie jest konieczne posiadanie bardzo luźnej sztuki do poprawnego zastosowania. od tych pomysłów, zaczerpniętych z doświadczenia, do tych nowych faktów, które wynikają z późniejszego doświadczenia. Odliczenie jest w tym przypadku naturalną konsekwencją dobrze wykonanych indukcji.
2) Ograniczenia metody
Oczywiście, aby uzyskać pewne rezultaty w teraźniejszości, konieczne byłoby dokładne i pełne określenie różnych sił działających w danym momencie. Teraz, w teraźniejszości, możemy jedynie dostrzec oznaki tego. Ich pełna ekspresja będzie znana tylko wtedy, gdy wyprodukują wszystkie swoje efekty.
Ponadto dane eksperymentu mogą być zniekształcone: historia zniekształcona przez ducha partyjnego może prowadzić do fałszywych warunków. Idealizm twierdzi zatem, że modyfikuje podstawowe prawa i wykracza poza lub udaremnia doświadczenie w imię zasad a priori. Aby uniknąć zniekształceń, musimy unikać wszelkich pomyłek między porządkiem moralnym a porządkiem politycznym: "nie należy do" idei "być" szerokimi "," liberalnymi "lub" hojnymi " ! Nasze uczucia są podatne na hojność, szerokość i wolność. Aby być sprawiedliwym, nasze pomysły muszą być zdecydowanie określone, ściśle określone. Pomysł jest ogólny lub konkretny, prawdziwy lub fałszywy, kompletny lub niekompletny, ale jak miałby on charakter moralny?
Należy również podkreślić, że Maurras nigdy nie twierdził, że formułuje wszystkie naturalne prawa niezbędne dla rządu ludzi, nie mówiąc już o nadprzyrodzonych prawach. Empiryzm jedynie ustanawia doktryny obserwacji i przewidywania.
Ta metoda nie może na pewno i automatycznie określić tego lub tego ludzkiego zachowania. Wymaga prostego zrozumienia i dobrowolnego członkostwa: przekonanie i przywiązanie są konieczne. Istnieje jednak korekta niedoskonałości metody: jeśli rzeczy są zgodne z niezbędnymi prawami, "każdy błąd dotyczący tych praw staje się zasadą cierpienia dla tego, kto je popełnia".
"Poprzez przywrócenie prawdy o przeszłości możemy sformułować sensowne wskazówki dotyczące przyszłości". Empiryzm jest zatem organizatorem i obala demokrację i republikę, które "żyją jedynie obrażeniami przeszłości" i które opierają się na idei a priori.
III - Ideologia demokratyczna sprawia, że przeszłość jest czysta
1) Trzy definicje demokracji
Demokracja nie jest faktem. Demokracja jest ideą, która inspiruje prawa i instytucje, które każdego dnia są katastrofalne dla ogólnego interesu, ponieważ nie zgadzają się z naturą. "Demokracja", pisze Maurras, "jest rządem liczb. Demokracja jest nadal nazywana demokratycznym państwem społecznym, egalitarnym stanem społeczeństwa, w którym różnice klasowe nie istnieją lub są zniesione. Wreszcie demokracja nazywana jest zbiorem idei i zbiorem instytucji lub praw, zmierzających do rządu liczb, do egalitarnego stanu społeczeństwa.
Maurras wyklucza wszelką demokrację w którymkolwiek z tych trzech aspektów, jego krytyka skoncentruje się na odrzuceniu demokracji, aktem wiary w Równość i Wolność Człowieka, opartym na instytucjonalnym planie rządów liczb.
2) Ochronna nierówność przeciwko demokratycznej równości
"Doświadczenie historii jest pełne masowych grobów wolności i cmentarzy równości".
W kwestii równości Maurras sprzeciwia się "nierówności społecznej".
Biologia łączy się z historią, aby potępić równość, która jest śmiertelna, ponieważ jest nienaturalna. Przypomnij sobie słynną porównanie Maurrasa między małą pisklę i małym człowiekiem. Wszystkie pisklęta są podobne, są równe. Z drugiej strony, cechą charakterystyczną gatunku ludzkiego jest posiadanie inteligencji i nie dostarczanie go instynktowi. Musi być wykształcona.
"Mała laska łamie jego skorupę i zaczyna biec. Niewiele rzeczy nie krzyczy: "Jestem wolny ..." Ale ten mały człowiek? Dla małego człowieka tęskni za wszystkim. Na długo przed bieganiem musi zostać wyciągnięty z matki, umyta, zakryta, nakarmiona. Zanim nauczy się pierwszych kroków, pierwszych słów, musi być trzymany z dala od śmiertelnego ryzyka. Ten mały instynkt jest bezsilny, aby zapewnić mu niezbędną opiekę, musi je przyjąć, wszystko uporządkowane, od innych.
Urodził się. Jego wola nie rodzi się, ani jego działanie właściwe. Nie powiedział Je ni Moi, a on jest bardzo daleko od niego, że krąży wokół niego krąg szybkich i rozważnych działań. Mały człowiek prawie bezwładny, który zginąłby, gdyby stanął twarzą w twarz z brutalną naturą, zostaje przyjęty w obręb innej natury chętnej, pobłażliwej i ludzkiej: żyje tylko dlatego, że jest małym obywatelem.
Jego istnienie zaczęło się wraz z napływem bezpłatnych usług zewnętrznych. Jego relacja otwiera się darami, z których ma przewagę, nie mogąc na nie zasłużyć, ani nawet pomóc modlitwie, nie mógł niczego prosić ani niczego nie pragnąć, jego potrzeby nie zostały mu jeszcze objawione. Lata miną, zanim pamięć i powód przybędą, by zaoferować mu jakikolwiek rekompensujący przepływ. Jednak w pierwszej minucie pierwszego dnia, kiedy całe życie osobiste jest bardzo obce jego ciału, które przypomina małe zwierzę, przyciąga i koncentruje zmęczenie grupy, od której zależy tak samo jak jego matka, gdy był zamknięty w swoim łonie.
Ta działalność społeczna ma zatem główny charakter, który nie obejmuje żadnego stopnia wzajemności. Jest to jeden sposób, pochodzi z tego samego pojęcia. Kiedy w tym semestrze pojawia się dziecko, milczy, nie wierzy, i jest pozbawione wolności od mocy; grupa, w której uczestniczy, jest doskonale czysta ze wszystkich równości: żaden pakt nie jest możliwy, nic nie przypomina kontraktu. "
W ten sposób natura oferuje niezwykły spektakl czystego autorytetu. Ale naturalna nierówność jest rekompensowana przez prawo komplementarności: jest to różnica istot, która generuje sukces i wspólny postęp. W rzeczywistości, obok szczególnego dziedzictwa, zbiorowe dziedzictwo społeczeństwa narodowego jest wspólnym darem dla "braci" i dla spadkobiercy: najbiedniejszego z jego strony. Taka jest naturalna nierówność, która nie wywodzi się z rasy, ale z dziedzictwa, rozumianego w szerokim sensie: społecznym, moralnym, kulturowym ...
Ta kulturowa nierówność jest również kompensowana przez ogólną tożsamość: jeśli mały sługa platoniczny niósł ze sobą, podobnie jak Sokrates, całą geometrię, to nie znaczy, że "był równy Sokratesowi, nie był uważany, ani uważany za takie ". Ta ogólna tożsamość jest końcem, podczas gdy nierówność jest środkiem. Każdy, z samego faktu, że jest człowiekiem, jest powołany, by dążyć do dobra, prawdy, piękna. Jednak człowiek, doprowadzony do swojej samotności, nie wznosi się ponad swoją nędzę. Końce, które mu proponuje natura, pozostaną dla niego niedostępne, dopóki nie ukształtuje środków. Dzieje się tak dlatego, że poświęca się niestrudzonemu dążeniu do dobra, prawdy i piękna, że człowiek jest "zwierzęciem politycznym", jak już napisał Arystoteles. Nierówność wzrasta wraz z rozwojem społeczeństwa: "Im bardziej istota żyje i doskonali się, tym bardziej podział pracy pociąga za sobą nierówność funkcji, co prowadzi do różnicowania narządów i ich nierówności ... Postęp jest arystokratyczny". Im bardziej złożone, zorganizowane i harmonijne społeczeństwo, tym większe zasoby ludzkie; im bardziej się upraszcza, dezorganizuje się, dzieli, a im bardziej środki ulegają degradacji. Ale "nie organizujemy demokracji. Nie demokratyzujemy organizacji. Organizacja demokracji polega na ustanowieniu arystokracji; zdemokratyzować organizację ma wprowadzić dezorganizację: zorganizować środki do rozróżnienia, to znaczy stworzyć przydatne nierówności; zdemokratyzować to wyrównać, to ustanowić, w miejsce różnic, nierówności, organizacje, równość, która jest sterylna, a nawet śmiertelna ". Idea demokratyczna, ponieważ nie zgadza się z naturą, jest fałszywa. Jest źle, ponieważ nieustannie poddaje zwierzchnika niższemu, jakości, czyli umiejętności i uzdolnieniu, do liczby. Nie możemy nie wspomnieć o krytyce A. de Tocqueville'a w La démocratie en Amérique.
W końcu "nauka polityczna stanowi dylemat ... dla ludzi: nierówność lub dekadencja, nierówność lub anarchia, nierówność lub śmierć". Przyszłość jako postępu, dla Maurrasa, to porządek i hierarchia.
Jeśli równość jest środkiem, wówczas wolność i autorytet powinny zostać zredukowane do jakości środków. "Równość może panować tylko poprzez wyrównywanie swobód, nierówności ich charakteru. "
3) Konkretne wolności przeciwko wolności rewolucyjnej.
Wolność Rousseau, rewolucyjny wolność jest absolutna, która prowadzi logicznie na totalitaryzmu: „A jeśli nie będziemy zmuszać je za darmo”, pisał Rousseau; "Nie ma wolności dla wrogów wolności", powiedział Saint-Just. Stosując tę logikę, generał Westermann mógłby zgłosić Konwentowi: "Nie ma już Wandei! Zginęła pod naszym wolnym mieczem, z żonami i dziećmi, po prostu pochowałem ją na bagnach Savenaya. Zmiażdżyłem dzieci pod nogami moich koni, zmasakrowałem kobiety, które nie będą już szkolić zbójników? Nie mam więźnia, który by mnie obwiniał. Zniszczyłem wszystko ... drogi są usłane trupem. Jest ich tak wiele, że w kilku punktach tworzą piramidy ".
Ten konflikt, który sprzeciwia się woli władzy, Maurras próbuje rozwiązać go poprzez pogodzenie obu pojęć.
Nie neguje wolności, ale zaczyna od zabrania stolicy, którą dał mu liberalizm.
Czy wolność jest prawem do popełniania błędów? "Sam w sobie wolność nie jest ani bogiem, ani zasadą, ani celem. Powtarzam: czyja wolność? Swoboda czego? Nie ze strony zabójcy? Nie ten z bandytą? To ją osądza. Jest to tylko środek, między innymi, aby uzyskać porządek i spokój lub ich przeciwieństwo. Władza, która mieszka w wyższej sferze, jest niczym więcej niż środkiem ... władza ma również ten nadrzędny cel, Dobro, to Chociaż dążymy wszędzie i zawsze i które, oczekując, lepiej osądzić wszystko w polityce. "
4) Wolność i autorytet
Maurras następnie zwraca uwagę na autorytet wolnościowy. "Kto mówi prawdziwą wolność polityczną, mówi autorytet. Wolność testowania tworzy autorytet szefa rodziny. Komunalna lub prowincjonalna wolność tworzy prawdziwą władzę władz społecznych, które żyją i przebywają na miejscu. Wolność religijna uznaje autorytet praw duchowych i wewnętrzną hierarchię religii. Związek zawodowy i swoboda zawodowa zapewniają autorytet dyscyplin i przepisów wewnątrz korporacji i firm rzemieślniczych. To są obserwowalne fakty.
A Wielbłądy Króla mogą zaśpiewać: "Nie byłeś proletariuszem, wolnym rzemieślnikiem dawnych zawodów".
W trosce o konkretne swobody Maurras poszukuje autorytetu i to doprowadzi go do sformułowania "władza ponad, wolności poniżej": "wolności, które nie są wykonywane na świecie. państwo, ani państwo, wolności lokalne, swobody zawodowe, wolności religijne, swobody uniwersyteckie, bardzo rozległe, ale które nie muszą wkraczać w wyższą domenę państwa, które musi również w jego kolejności, i, w tej samej kolejności, być posłusznym. "
Tak więc, "gdy doktryna liberalna stawia wolność i autorytet w opozycji, przeciwstawia się wyrażeniom, które reprezentują tylko jedno i to samo, w dwóch stanach jego produkcji".
"Czym jest wolność? Moc. Ten, kto nie może nic zrobić, wcale nie jest wolny. Ktokolwiek może słabo, jest przeciętny wolny. Ten, kto może nieskończenie, jest także wolny w nieskończoność. Jedną z form władzy jest bogactwo. Inną z tych form jest wpływ, to siła fizyczna, to siła intelektualna i moralna. Czym różnią się te różne moce? Na mężczyznach? A do kogo należy ta moc? Dla mężczyzn. Kiedy ludzka wolność znajduje się w najwyższym punkcie i napotkała ludzkie obiekty do narzucenia i narzucenia, jakie imię ma na imię? Organ. Władzą jest zatem tylko wolność osiągnięta do jej doskonałości. Daleko od idei autorytetu nad konkretyzacją idei wolności, przeciwnie, jest to uzupełnienie i uzupełnienie.
Ale te wolności nie mają jednakowej wartości. Przede wszystkim jest to niezależność narodowa: jest to bowiem konieczny warunek wolności osób, dla których zapewnia fundację; ale nie jest to wystarczający warunek, aby - jak się przekonamy - jeśli porządek jest konieczny dla narodowej niezależności, nie chodzi o porządek. To właśnie na tej podstawie Maurras ustanawia klasyfikację swobód: te, które wspierają rozwój narodowy, faworyzują, te, które nie noszą śladów naruszenia, muszą być szanowane, te, które mogą im zagrozić, muszą być obserwowane, te, które je przeczyją. bezpośrednio należy usunąć.
Jak jednak pogodzić te różne wolności z interesem ogólnym i władzą centralną, która jest strażnikiem? Empiryzm uczy, że "im więcej mocy jest podzielonych, tym więcej energii musi być skoncentrowane energetycznie; ponieważ wolności wynikają z podziału władzy i im większa jest liczba swobód, tym bardziej konieczne jest ich bronienie, czasami przeciwko sobie lub ich wzajemnym reakcjom, czasami przeciwko obcym. W wielkim kraju pozbawionym arystokracji dobrze związanej z ziemią istnieje tylko jeden możliwy warunek tej obrony, czyli dziedzicznej monarchii. Tylko ona może zagwarantować wolność, tylko ona może bronić, bezpośrednio, wspierać i kontynuować narodowość. Bez niej większa wolność: despotyzm Cezara czy nieodpowiedzialnych oligarchów.
5) Republika: "maszyna do czynienia źle"
Instytucjonalizując doktrynalny i pełen pasji demokratyzm prawdziwej oligarchii "trzeba zdefiniować Republikę Francuską: trwałą niemożliwość reform, stały spisek przeciwko bezpieczeństwu publicznemu". Maurras jest z pewnością tym, który dokonał najostrzejszej krytyki reżimu republikańskiego, którą wstrząsnęły jego pchnięcia. Nieustannie demonstruje, że republika jest słabą potęgą: poddanie się wyborowi jest nadal kwestionowane. Republika opiera się na liczbie; ale liczba ta jest prowadzona przez siły okultystyczne, zwłaszcza te dotyczące pieniądza. Instytucjonalizuje konflikt między ideami i konkurencją między ludźmi; nikt nie federuje zaostrzonych indywidualności, króluje anarchia. W szczytowym momencie anarchii potrzeba porządku dodaje władzy autokrata, który zrodzony z zawodów musi, aby się utrzymać, zmiażdżyć wszelką wolność. Nie mogąc zjednoczyć inicjatyw, udusił je, dopóki jego upadek nie ożywił anarchii: Republika jest grą kołysania Demosa do Cezara.
Krytyka ta jest zorganizowana wokół dwóch głównych tematów: antyparlamentarności i anty-etatyzmu.
Parlamentaryzm jest instytucją angielską, która nie odpowiada francuskiej tradycji: ewolucja władzy była odmienna w tych dwóch krajach. Ponadto parlamentaryzm zaostrza francuski indywidualizm, zamiast go łagodzić. Przypomnijmy, że dla szkoły tradycjonalistycznej, według H. Taine na przykład, "społeczna i polityczna forma, w której ludzie mogą wejść i pozostać, nie jest podana do jej arbitralności, ale zdeterminowana przez jej charakter i przeszłość".
Krytyka wyborów
Reżim republikański i parlamentarny nadaje najwyższy ogólny kierunek, rządowi i suwerenności numerowi, wyrażając się w głosowaniu. "Zło nie jest faktem wyborów, to system wyborczy obejmuje wszystko". W rzeczywistości zło nie pochodzi od liczby wyborców, ale zasadniczo od przedmiotu, na który głosuje. Teraz, w republice, to na tym, co ignoruje najbardziej, to na tym, co jest najbardziej niezdolne do kierowania, a mianowicie państwu, najbardziej zależy na wyborach.
Ale czy wybory nie zwalniają interesu ogólnego? Maurras uważa, że może, w razie potrzeby, wyrazić dokładną sumę poszczególnych interesów do przedstawienia. Ale ogólnego interesu nie można sprowadzić do tego. Obejmuje troskę o przyszłość, zainteresowanie tych, którzy się urodzą. Szczególne zainteresowania są natychmiastowe; w polityce dążą do teraźniejszości. Z drugiej strony, interes ogólny często wiąże się z poświęceniem przyszłego dobra dla późniejszych wydarzeń. W tej perspektywie rozumiemy, że dla Maurrasa sprawiedliwe prawo nie jest prawem, które regularnie przechodzi, ale prawem zgodnym z jego przeznaczeniem i odpowiednimi do okoliczności. Nie jest stworzony, jest uwalniany i odkrywany w tajemnicy natury miejsc, czasów i stanów.
Co więcej, wybory rodzą panowanie opinii, która wierzy, że rządzi lub przynajmniej deleguje na posłów i dyktatorów, którzy urodzili się z jej łono, moc, którą uważa za posiadaną. Nie wie, że jest prowadzona i zmuszana do myślenia. Dzisiaj panowanie sondaży zwiększa zależność rządzących "od opinii wrażliwej na demagogię i zbyt często manipulowanej przez grupy ideologiczne i władze finansowe. Prowadzi naszych przywódców politycznych, aby unikali coraz więcej swoich obowiązków i paraliżują ich działania ", jak zauważył Pierre Pujo.
Panowanie stron
Co to jest rząd Republiki? Partia rządowa lub nic. Co to jest impreza? Podział. Francja jest podzielona, ponieważ ci, którzy nią rządzą, nie są mężami stanu, ale ludźmi partyjnymi. "Szczerze mówiąc, myślą tylko o dobru imprezy; nieuczciwi, aby wypełnić swoje kieszenie. Obaj są wrogami Francji. Francja nie jest partią. I Maurras kontynuuje: "zło ... jest w czasie panowania partii. Rządy te należą do elekcyjnego reżimu, którego centralnym nieszczęściem jest zastąpienie jednostki rządowej systemem podziału i konkurencji, legalnej wojny domowej, która tam, gdzie działała, dostarczyła państwom za granicą wewnątrz, aby otworzyć je na zewnątrz wroga ".
Wobec braku władzy, która łączy usługi i funkcje, instytucje wyborcze tworzą niespójność; nie znajdując stałego punktu w kolejnych kaprysach elektorów i wybieranych urzędników, opierają się niestabilnością i nieodpowiedzialnością. Konkretna osoba znika przed abstrakcyjną jednostką, a republika zapewnia bezkarność potężnych. Republika jest w końcu ...
Triumf oligarchii
Francja jest faktycznie rządzona przez federację oligarchów lub "państw konfederackich". Na długo zanim teoria grup nacisku została dokonana przez politologię, Maurras wskazał już w Action française z 27 maja 1927 r .: "Te" stany ", te grupy interesów, są wokół władzy, wywierać wpływ i, czasami, mobilizować władzę, tak jak wszystkie rządy świata, gdy tylko się nieco osiedlą; Republika jest w swojej kwocie, rząd rodzin. Kilka tysięcy rodzin zajmuje je zgromadzenia i administracje, tak zwane drogi władzy. Tworzą to, co można nazwać osią tej mocy. Dokonano wielu zmian i nie wprowadzono zmian w tej osi. Ale on sam pozostaje ogólnie niezmieniony. Takie jest dziedzictwo republikańskie.
Republika, słaba siła nie jest jednak w stanie przeprowadzić żadnej głębokiej reformy; daleko od możliwości decentralizacji, musi zamiast tego scentralizować, by istnieć. Lub, gdy sprawia wrażenie zdecentralizowanego, tak jak od czasu prawa Defferre'a z 1981 r., Tylko regionalne mocarstwa przekazują stronom, które je monopolizują, jako tyle ekstrawaganckiego feudalizmu.
Zrodzona z doktryny Rousseau, która niszczy wszystkie pośrednie społeczeństwa między państwem a jednostką, wszechobecne państwo jest fizycznym i mechanicznym skutkiem wyboru rządu. Dołączenie do analizy Tocqueville'a, Maurrasa napisał: „praktycznie jedynym produktem swojej suwerennej woli, która nie może tolerować grup pośrednich pomiędzy jednostką a sobie, że państwo chce dziękuję ludzi i mienia. Każdy jest sam przeciwko państwu, wyrazowi wszystkich, a wszystkie jednostki mogą być zmielone z kolei przez zjednoczoną i spójną masę innych ".
Ale Maurras uważa, że państwo, gdy jest dobrze ugruntowane, prawie nie ma interesów z jednostkami; w społeczeństwach, za które jest odpowiedzialny, we wzajemnych stosunkach, sprawuje się jego główne cechy.
Bez wątpienia każda republika niekoniecznie musi być zła. Nikt nie był tak republikański jak Maurras: republikanin Martigues i Prowansji, posiadający republiki pod rządami króla. Twierdził, że jest 36 000 razy republikański, tyle samo, ile we Francji są gminy. Ale w swojej formie, Maurras miał rację twierdząc: "Tak, Republika jest zła, lub zło jest nieuniknione w Rzeczypospolitej. Ale mówimy o Monarchii, że jest to możliwość dobra.
"Czterdziestu królów stworzyło Francję. Została rozwiązana bez króla ... "(La Royale); aby bronić splądrowanej spuścizny, aby przywrócić wolności, badania empiryczne prowadzą do integralnego nacjonalizmu.
IV - Uporządkowanie empiryzmu do integralnego nacjonalizmu
1) Czym jest nacjonalizm?
Słowo "naród" nie zostało stworzone przez rewolucjonistów w 1792 r., Ponieważ w mowie przyjęcia Bossueta znajduje się wyrażenie "ku chwale narodu". Academy.
Słowo "nacjonalizm" jest dużo nowsze. To Abbé Barruel zdaje się używać go po raz pierwszy, w 1798 roku, aby piętnować doktrynę jakobińską. W tej koncepcji społeczeństwo jest wynikiem umowy między wolnymi i równymi mężczyznami, modyfikowalnej w dowolnym momencie. Naród, umowa narodowa, jest dobrowolną i przejściową aglomeracją jednostek, które w ten sposób unieszkodliwiły ją poprzez "samostanowienie"; każda osoba trzymająca się paktu na mocy idei, którą posiada, naród jest abstrakcją. Kraj także nie jest dobrem, własnością, jest to podbój, który należy zagwarantować: staje się etyką, którą mogą dzielić się mężczyźni z różnych krajów ("Proletariusze wszystkich krajów, zjednoczenie się ty ... "Lamartine rozpoznaje" współobywatela każdej myślącej duszy, prawda jest moim krajem "). Ta konsolidacja pozwoli mężczyźni tworząc nowy naród: takie jest pochodzenie „zasady narodowości”, który zadecyduje o historii polityki zagranicznej XIX i XX-triumf z Traktatem Wersalskim, wojen wyzwolenie mniejszości niemieckiej przez narodowy socjalizm, ruch dekolonizacji. Ale sama kolonizacja była wynikiem ideologicznej koncepcji posłańca Republiki Demokracji i Oświecenia, przeciw któremu pod koniec dziewiętnastego wieku przeciwstawiali się rojaliści i nacjonaliści. Nie zapominajmy ani o rozbiciu Europy na wiele państw po upadku imperium sowieckiego. takie jest pochodzenie „zasady narodowości”, który zadecyduje o historii polityki zagranicznej XIX i XX triumf z Traktatem Wersalskim, wojen wyzwoleńczych mniejszości niemieckich przez Ruch Narodowy socjalizm dekolonizacji. Ale sama kolonizacja była wynikiem ideologicznej koncepcji posłańca Republiki Demokracji i Oświecenia, przeciw któremu pod koniec dziewiętnastego wieku przeciwstawiali się rojaliści i nacjonaliści. Nie zapominajmy ani o rozbiciu Europy na wiele państw po upadku imperium sowieckiego. takie jest pochodzenie „zasady narodowości”, który zadecyduje o historii polityki zagranicznej XIX i XX triumf z Traktatem Wersalskim, wojen wyzwoleńczych mniejszości niemieckich przez Ruch Narodowy socjalizm dekolonizacji. Ale sama kolonizacja była wynikiem ideologicznej koncepcji posłańca Republiki Demokracji i Oświecenia, przeciw któremu pod koniec dziewiętnastego wieku przeciwstawiali się rojaliści i nacjonaliści. Nie zapominajmy ani o rozbiciu Europy na wiele państw po upadku imperium sowieckiego. Ale sama kolonizacja była wynikiem ideologicznej koncepcji posłańca Republiki Demokracji i Oświecenia, przeciw któremu pod koniec dziewiętnastego wieku przeciwstawiali się rojaliści i nacjonaliści. Nie zapominajmy ani o rozbiciu Europy na wiele państw po upadku imperium sowieckiego. Ale sama kolonizacja była wynikiem ideologicznej koncepcji posłańca Republiki Demokracji i Oświecenia, przeciw któremu pod koniec dziewiętnastego wieku przeciwstawiali się rojaliści i nacjonaliści. Nie zapominajmy ani o rozbiciu Europy na wiele państw po upadku imperium sowieckiego.
Barres podjął się zredefiniowania "nacjonalizmu" w artykule z Figara z 4 lipca 1892 roku, zatytułowanym: "Spór nacjonalizmu i kosmopolityzmu". W tym sensie społeczeństwo jest zjawiskiem naturalnym. Musimy zatem szukać praw, które nim rządzą: na tej koncepcji opiera się historia narodowa, dziedzictwo narodowe.
„Patriotyzm Déroulède nadaje się, jak to było, aby odzyskać ziemię, nacjonalizm nadaje Barres i do mnie, bo to było w obronie ludzi, ich pracy, ich sztuka, ich myśl, dobrze ... masz odnoszą się do tego okresu 1885-1895-1900, aby nie przepraszać, ale osądzać i rozumieć niezbędny ruch obronny. To był nie tylko odpowiedzi na internacjonalizmu, ale antinationalismes: w Europie, w którym wszystkie narody maksymalizacja, usystematyzowane, canonisaient ich prawo do życia i roszczenia każdego zdominować wszystkiego, a Francja bez nacjonalizmu byłby i byłby poważnie zagrożony lub zagrożony, ponieważ zdemontowany. "
W ten sposób nacjonalizm stawia się przede wszystkim jako ruch obrony: obrona przed obcokrajowcami, ale także obrona przed rozpadem kraju. Ale nacjonalizm Barresa pozostaje sentymentalny, romantyczny i republikański; Podobnie jak Peguy, uważa on, że rewolucja jest częścią narodowego dziedzictwa, a pod względem instytucji jego upodobania trafiają do reżimu plebiscytowego, który może pogodzić nacjonalizm i demokrację.
Nacjonalizm Maurrasa jest kontrrewolucyjny. Jeśli Francja jest zagrożona dyslokacją, naucza empiryzm, winą republiki. Udawanie, że jest nacjonalistą i chce pozostać republikaninem, w oczach Maurrasa jest nie do zniesienia sprzecznością. Wobec braku monarchii, naturalnego opiekuna Francji, nacjonalizm musi zapewnić dziedzictwo. Ale to tylko faza przejściowa, to tylko regencja, ponieważ jej wynikiem musi być przywrócenie porządku politycznego zgodnie z interesami Francji: monarchia, która sama jest integralnym nacjonalizmem ,
"Kiedy pisaliśmy ... że monarchia była" integralnym nacjonalizmem ", staraliśmy się wyjaśnić to natychmiast, mówiąc, że monarchia odpowiadała, cecha dla cech, dla wszystkich oczu, dla wszystkich potrzeb, dla wszystkich tendencji do wszystkich moralnych, politycznych i ekonomicznych interesów manifestowanych przez ruch nacjonalistyczny. "
2) Nacjonalizm jako obrona dziedziczenia
Wiemy, że dla Maurrasa wspólnym mianownikiem, któremu ogranicza się każdy element życia politycznego, jest interes narodowy. "Duch systemu może zaprzeczyć, ale rzeczywistość świadczy o rażącym dowodzie: klasy mogą być wrogo nastawione, są solidarne na dole". Nacjonalizm zatem podporządkowuje partykularne interesy interesowi narodowemu, a nie je poświęca, ale je porządkuje. Ale jeśli interes narodowy jest w ten sposób uznany za cel polityczny, to dlatego, że przyznaje on, że największym doczesnym interesem ludzi jest zbawienie ich narodu, które determinuje głębokie warunki ich życia. Jeśli człowiek jest spadkobiercą, nacjonalizm jest przede wszystkim obroną dziedzictwa: w myśl Maurrasa ten nacjonalizm nie może być wzniesiony jako absolut, lecz przeciwnie, w kierunku uniwersalnym.
Nacjonaliści są nacjonalistami tylko dlatego, że uznają fakt urodzenia (narodziny w narodzie). Ten człowiek jest spadkobiercą; czy mu się to podoba, czy nie, należy do rodziny, do ojczyzny.
"Ojczyzna", pisze Maurras, "kusi nas, aby ją zdefiniować: stowarzyszenie interesów; ale jeśli słowo zainteresowania ma wartościowe znaczenie, skojarzenie niszczy efekt, ponieważ "kojarzenie" jest aktem osobistej woli i nie z woli jesteśmy Francuzami. Nie chcieliśmy naszej narodowości, ani jej nie rozmyślamy, ani nie akceptujemy. Niektórzy uciekinierzy dobrze ją opuszczają: ci, którzy pozostają, nie decydują się zostać. Jest to stan, w którym się przystosowują, a którego dziesięć tysięcy razy przeciwko jednemu, nawet nie myślą o zaprzestaniu przyjmowania siebie. Związek trwa przez ciągły akt woli indywidualnej, ale ojczyzna trwa przeciwnie przez ogólną działalność, wyższą wartość, jak w dacie, woli ludu. Ojczyzna jest społeczeństwem naturalnym, czyli tym, co jest takie samo, Historia. Jego decydującym charakterem są narodziny. Nie wybiera się już ojczyzny - krainy ojców - wybiera się ojca i matkę. Francuzi rodzą się przez szansę urodzenia, ponieważ mogą narodzić się Montmorency lub Bourbon. Jest to przede wszystkim zjawisko dziedziczności. "
Maurras mówi dalej: "Ojczyzna jest związkiem rodzinnym, złożonym z historii i geografii; organizacja wyklucza zasadę wolności jednostek, ich płci, ale to wiąże się jednak prawdziwe, głębokie, organiczny braterstwa, uznanej przez prawo, sprawdzane przez organy celne i których jazda jest tylko granice znak naturalny ". To przyjaźń.
Człowiek kształtuje krajobraz, w którym otwierają się oczy jego dziecka. Kąpie się w środowisku, z którego otrzymuje defekty i cechy. Jeśli noworodek, według Le Play, jest małym barbarzyńcą, urodzonym po francusku, oznacza to, że jest depozytariuszem tysiącletniej tradycji, którą otrzymuje się w użytkowaniu i że ma się obowiązek kontynuować. Dziedziczeniem jest dziedziczne przekazywanie: dziedziczność, która jest wytworem historii, to znaczy działania przodków, którzy w minionych stuleciach działali, tworzyli, formowali.
Naród składa się z umarłych, żyjących i urodzonych. Tak więc "nacjonalizm odnosi się raczej ... niż do ziemi Ojców, do samych Ojców, do ich krwi, do ich dzieł, do ich moralnego i duchowego dziedzictwa, nawet bardziej niż materialnego". Ale to dziedzictwo jest nie tylko zagrożone przez broń. W czasach wojny rewolucyjnej lub globalizmu ludzie są przede wszystkim podbijani od wewnątrz. Ziemia może być nietykalna, idziemy o jej interesy - kiedy mamy, przynajmniej - a jednak wszystko się zmienia, jeśli w każdym z nich tradycja jest martwa, jeśli obywatele nie wiedzą, kim są, lub dlaczego walczą jeśli nie będą już dłużej utrzymywać zapału, które sprawiło, że Camus krzyczy: "Lubię moją matkę lepiej niż sprawiedliwość". W takiej sytuacji
"Ludzkie miasta podlegają prawu czasu; potrzeba wieków cierpliwości, aby naród narodził się, ponieważ w polityce nic się nie dzieje bez czasu trwania. Ale mogą też zniknąć, gdy stracą poczucie wspólnoty uczuć, łącząc jednostki, które je tworzą. Nastroje narodowe oczywiście różnią się od ludzi; istnieją formy rządów, które ją chronią i wzmacniają, inne go uwalniają i rozwiązują. " Ruch historii składa się z siły poczucia narodowego: zależy od przetrwania narodu, historii, a nawet jego ponownego pojawienia się jako narodu wolnego (na wzór Grecji lub Polski) ,
Nacjonalizm to nic innego jak sztuka dla ludzi, którzy walczą przeciwko wszystkim siłom rozpadu, przed śmiercią. Wymaga to, aby przyczyny przyjaźni, w obrębie narodu, były lepsze od przyczyn wrogości i podziału, że siły rozwiązywania (ideologiczne lub związane z finansami międzynarodowymi) nie stają się bardziej potężne. niż zwyczaj, rzadko kwestionowany, wspólnego życia.
"Dobre życie państw nie może polegać na gromadzeniu heterogenicznych zasobów i nieuporządkowanych osób. Zdrowy rozsądek mówi, że wymaga on organicznego zbliżenia i hierarchicznego szkolenia krok po kroku, przez grupy, które są na początku homogeniczne, a następnie stopniowo się od siebie różnią i różnią się stopniem; zgadzają się między sobą na bardzo konkretne, ale nie ważne punkty, każde małe społeczeństwo, przeciwnie, uważane jest za oryginalne, wolne i kochankę, pozbawiające większość swoich indywidualnych funkcji do maksimum, i do optymalnego życie, określone przez akty, modalności, prace oznaczone osobistą krwią. Te czyny, te dzieła, te produkty są uzyskiwane w czystej postaci, bez względu na jakość, która należy tylko do nich, przeciwko fabrykowanym seriom i zmiażdżeniu, które rodzą się z Cosmopolis. Wspólnoty te odpowiadają i tworzą się w jedności, która nie jest jednostajna, a jej sztuki i postacie żywe, że mechanizm etatyzmu wysusza się lub okalecza. W takim społeczeństwie nacjonalizm nie ma już pracy, a Maurras może logicznie napisać: "Naród francuski jest najmniej nacjonalistą wszystkich narodów, ponieważ są najstarszymi, najbardziej spontanicznymi, najbardziej spontanicznymi zjednoczeni w ciele narodu ".
Ten nacjonalizm, daleki od uczynienia narodu absolutnym, dąży jedynie do zachowania tego, co Peguy nazywał "najpiękniejszym królestwem pod niebem". Uważa on ponadto, że wszystko, co osłabia lub zmniejsza Francję, dociera do każdego Francuza w jego konkretnym, ale także do rasy ludzkiej jako ciała. Na poziomie krajowym nakłada się na powszechność.
3) Od narodu do uniwersum
"Nie sprawiamy, że naród jest Bogiem, absolutnym metafizycznym ... obserwujemy, że naród zajmuje najwyższą pozycję w hierarchii idei politycznych. Z tych silnych rzeczywistości jest najsilniejszy, to wszystko.
Dalekie od uczynienia z narodu swego rodzaju idola, nacjonalizm upiera się wręcz przeciwnie o jego przygodnym charakterze. Bez cierpliwości i wytrwałości dynastii Capetian nie byłoby narodu, ponieważ żadna imperatywowa geografia czy "rasa" (aby użyć kryteriów, które według Barresa decydują o narodzinach narodu - patrz Sceny i doktryna nacjonalizmu) - nie narzuciła swojej konstytucji. Maurras, daleki od nadania interesowi narodowemu czy nawet krajowi wartości absolutnej i nieskończonej, naucza wręcz przeciwnie, aby nie dawać takiej wartości różnym zasadom, które dobra polityka kompiluje i godzi: "Decentralizacja nie jest Boże - mówi o jednej z jego zasad, która jest mu najdroższa. W związku z tym sens krewnego jest niezbędny dla myśli Maurrasa i jego nacjonalizm nie wymyka mu się. Dla niego naród jest "największym ze środowisk społecznych, które są (z czasem) silne i kompletne". Jeśli nie ucieknie krewnemu, jest to nadal konieczne, ponieważ, jak pisał Peguy, wymagana jest odwieczna istota ludzka, wymagana jest poród, inskrypcja cielesna.
Dlatego Maurras potępia totalitarne ideologie, które odznaczają państwo i naród, wzniesione w końcu, absorbujące wszystkie publiczne i prywatne prawa, które uznają państwo i naród za zamknięty system samowystarczalny i wymagający rzeczywistego religia przewyższająca wszelkie prawo: to Antygona, "mały legitymista", przeciw Kreonowi, prawdziwemu tyranowi, a zatem prawdziwemu anarchiście, że Maurras daje rozum.
Maurras demaskuje również imperializm, ponieważ z jednej strony naród ma prawo prowadzić własne życie, az drugiej strony "to, co ludzie narzucają, doktrynę lub metodę innym ale wcale nie wynika z tego, że przybliża ją do kultury bardziej ogólnej, bliższej uniwersalności. Może się zdarzyć. To nie zawsze się zdarza.
Z pewnością "nie więcej niż ludzie, narody są równe, a narody". W tym sensie, że "nacjonalizm" sprzeciwia się "kosmopolityzmowi", Maurras nieustannie tworzy hierarchię wartości cywilizacyjnych. Geniusz narodowy jest nieskończenie cenny, ponieważ odpowiada najbardziej naturalnym i łatwym sposobom podniesienia go do wyższego rodzaju ludzkości. Być przywiązanym do własnego języka, do swoich zwyczajów, do stylów artystycznych własnego domu, to nie jest najlepsza droga, najlepsza szansa na rozwinięcie własnych umiejętności i zastosowanie ich do zdobywania uniwersalnych prezentów. Sofokles ateńczyk i Sofokles są uniwersalnymi nie są dwoma przeciwnymi postaciami, które wykluczają się nawzajem, ale tą samą osobą. Dla Maurrasa, w pięknej chwili, kiedy była sobą, Attica była rasą ludzką. Przypomnijmy, że Felibrige Maurrasa jest podstawą jego nacjonalizmu. Kto rozumie zaangażowanie Maurrasa do języka i innych osobliwości jego Provence, miejsce, które wśród swoich nauczycieli Mistral może przejąć eminencja ale nakazał on daje kultury francuskiej cywilizacji światowej. Dalekie od intelektualnego nacjonalizmu podającego się za absolut, osądza się w odniesieniu do humanizmu: cywilizacja francuska jest warta tylko tyle, ile wyraża z kolei, we współczesnym świecie, cywilizacja, której modele precedensy podane są w tradycji grecko-łacińskiej. W ten sposób Maurras mógł powiedzieć: "Jestem z Martigues i Prowansji. Jestem z Francji. Jestem Roman, jestem człowiekiem. Kto rozumie zaangażowanie Maurrasa do języka i innych osobliwości jego Provence, miejsce, które wśród swoich nauczycieli Mistral może przejąć eminencja ale nakazał on daje kultury francuskiej cywilizacji światowej. Dalekie od intelektualnego nacjonalizmu podającego się za absolut, osądza się w odniesieniu do humanizmu: cywilizacja francuska jest warta tylko tyle, ile wyraża z kolei, we współczesnym świecie, cywilizacja, której modele precedensy podane są w tradycji grecko-łacińskiej. W ten sposób Maurras mógł powiedzieć: "Jestem z Martigues i Prowansji. Jestem z Francji. Jestem Roman, jestem człowiekiem. Kto rozumie zaangażowanie Maurrasa do języka i innych osobliwości jego Provence, miejsce, które wśród swoich nauczycieli Mistral może przejąć eminencja ale nakazał on daje kultury francuskiej cywilizacji światowej. Dalekie od intelektualnego nacjonalizmu podającego się za absolut, osądza się w odniesieniu do humanizmu: cywilizacja francuska jest warta tylko tyle, ile wyraża z kolei, we współczesnym świecie, cywilizacja, której modele precedensy podane są w tradycji grecko-łacińskiej. W ten sposób Maurras mógł powiedzieć: "Jestem z Martigues i Prowansji. Jestem z Francji. Jestem Roman, jestem człowiekiem. może przejąć wybitną, ale uporządkowaną pozycję, jaką nadaje kulturze francuskiej w powszechnej cywilizacji. Dalekie od intelektualnego nacjonalizmu podającego się za absolut, osądza się w odniesieniu do humanizmu: cywilizacja francuska jest warta tylko tyle, ile wyraża z kolei, we współczesnym świecie, cywilizacja, której modele precedensy podane są w tradycji grecko-łacińskiej. W ten sposób Maurras mógł powiedzieć: "Jestem z Martigues i Prowansji. Jestem z Francji. Jestem Roman, jestem człowiekiem. może przejąć wybitną, ale uporządkowaną pozycję, jaką nadaje kulturze francuskiej w powszechnej cywilizacji. Dalekie od intelektualnego nacjonalizmu podającego się za absolut, osądza się w odniesieniu do humanizmu: cywilizacja francuska jest warta tylko tyle, ile wyraża z kolei, we współczesnym świecie, cywilizacja, której modele precedensy podane są w tradycji grecko-łacińskiej. W ten sposób Maurras mógł powiedzieć: "Jestem z Martigues i Prowansji. Jestem z Francji. Jestem Roman, jestem człowiekiem. W ten sposób Maurras mógł powiedzieć: "Jestem z Martigues i Prowansji. Jestem z Francji. Jestem Roman, jestem człowiekiem. W ten sposób Maurras mógł powiedzieć: "Jestem z Martigues i Prowansji. Jestem z Francji. Jestem Roman, jestem człowiekiem.
Maurras żałuje ponadto irytującej degradacji średniowiecznej jedności. Była kiedyś republika chrześcijańska rozciągnięta na Europę Zachodnią, która tworzyła rodzaj doczesnej jedności. Ta jednostka została złamana przez Lutra. Od tego zerwania naród stał się ostatnim kręgiem społecznym, na którym człowiek może odpocząć. Współczesny świat nie opóźnia nie tylko Imperium Rzymskiego, ale także średniowiecza, ponieważ jest on mniej zjednoczony. „W końcu, z dala od seryjnej i zjednoczyć wielkie nowoczesne narody żyją w coraz stanu antagonizmu, który byłby wystarczający, aby pokazać, że europejska i globalna przyszłość należy do idei obrony narodu, nie do harmonii kosmopolitycznego Dzisiaj powiedzielibyśmy tej fałszywej "wiosce planetarnej", która chce zamknąć wolne narody pod żelaznym prawem globalizmu.
Bez względu na perspektywy, "Najpierw naród! ”. Musimy zacząć od konsolidacji naszej ściany. "Aby ustąpić miejsca tej przyszłości, współczesna Francja nie będzie miała zbyt wiele ze swojej siły, swojej najbardziej praktycznej i energicznej organizacji": monarchii. A monarchia, naturalnie zapewniająca obronę narodu, sprawi, że nacjonalistyczny stan umysłu będzie bezużyteczny.
4) Monarchia jest integralnym nacjonalizmem
Monarchia nie jest w Maurrasie, jeśli chodzi o sentyment lub lojalność: rodzą się one z drugiej strony z konieczności. Monarchia jest zwieńczeniem jej historycznych badań oświeconych metodą organizowania empiryzmu. "Tak czy nie, czy instytucja jest tradycyjną, dziedziczną, nieparlamentarną i zdecentralizowaną monarchią bezpieczeństwa publicznego? To jest pytanie, które Maurras stawia w pierwszej książce "The Survey of the Monarchy".
Monarchia jest przede wszystkim instytucją. Jak napisał Maurras w przyszłości inteligencji : "Tylko instytucja, trwająca wiecznie, czyni nas najlepszymi z nas. Przez to człowiek ciągnie dalej: jego dobry akt trwa, utrwala się w nawykach, które są nieustannie odnawiane w nowych istotach, które otwierają oczy na życie ". Szczególny charakter tej instytucji polega na inkarnowaniu się w osobie Króla, w rodzinie, w królewskiej rasie. Vladimir Volkoff ma rację wskazując, że królestwo "opiera się na trzech elementach: władzy, dziedziczności i świętości ... monarchia ma charakter funkcjonalny, metafizyczny król". Książę Jean mówi również, że zanim pomyślimy o ustanowieniu monarchii, musimy przywrócić panowanie w umysłach i sercach Francuzów. Dla Maurrasa ponadto misją Francuskiej Akcji jest stworzenie rojalistycznego stanu ducha w kraju.
Maurras nie jest jednak zwolennikiem samej monarchii, lecz tradycyjnej, dziedzicznej, nieparlamentarnej i zdecentralizowanej monarchii. Jeśli skończy się jeden z terminów, bez wątpienia będziemy mieli instytucję królewską, ale nie powrócimy do zerwanej nitki naturalnej konstytucji narodu. Dualizm Maurrasa jest naukowy, zgodny z "naturalną polityką" i zasadami organizowania empiryzmu. Opiera się na lekcjach historii. "Nie uważamy, że istnieją dwa kryteria rządu. Wiemy tylko, że jednym jest plon. Dieta jest oceniana jako drzewo dla jego owoców "(AF 17 lutego 1930 r.). Nawet bardziej niż Boskie prawo, prawo monarchii do rządzenia jest owocem jego świeckich działań w służbie kraju.
V - Monarchia
1) Monarchia tradycyjna i dziedziczna
Musimy powrócić do faktycznej konstytucji Francji, tej, którą natura i historia wybrały, nie pytając o opinię Francji; musimy odrzucić wszystkie sztuczne konstytucje, wymyślone od zera w 1789 r. przez przesiedleńców. Trzeba znaleźć tradycję, tradycję, którą jest kapitalizacja i przekazywanie zbiorowych zysków, defalcacja ze zobowiązań.
Tradycja jest warunkiem postępu: jeden nakazuje drugiemu. Maurras lubił nam przypominać: jesteśmy ludźmi ochrony i postępu. Rozumiana w tym sensie tradycja jest przeciwieństwem konserwatyzmu: tradycyjna monarchia zreformuje się. Monarchia Hugh Capeta do Ludwika XVI stale dostosowywała się, zmieniała w zależności od potrzeb i okoliczności, pozostając wierna swoim podstawowym zasadom. Obserwacja ta doprowadziła Maurrasa do odmowy szczegółowego opisania monarchicznego reżimu przyszłości, aby ograniczyć się do jasnych linii sił, ponieważ to właśnie potrzeby społeczeństwa kształtują instytucje przyszłej monarchicznej Francji.
Reforma może być tylko dziełem suwerena, który uważnie i codziennie śledzi spontaniczną pracę sił tego kraju. Monarchia to pamięć. Z pewnością królowie przechodzą, ale najważniejsze pozostaje: dynastia. "Dynastia trwa w nieskończoność. Jest to historyczna i polityczna świadomość narodu. Ona jest tym narodem, skoncentrowanym w rodzinie. Bez dynastii, bez ciągłości politycznej i historycznej wielkiego narodu. Jak stwierdził Hrabia Lur-Saluces w Zapytaniu: "Monarchia jest stałym ośrodkiem. Nie mogę porównać go lepiej niż jedno z tych czopów, które bez bycia nieruchomymi pozostają w tym samym miejscu, podczas gdy reszta ich aparatury ewoluuje. Przywrócenie tej osi, stara regularna i szczęśliwa ewolucja będzie mogła zacząć od nowa ". Jest to ponadto znaczenie "reakcji jako pierwszej" i zaproszenie dokonane przez hrabiego Chambord do Francji: "Razem i kiedy chcecie, wznowimy wielki ruch 1789". Jest to powrót "do bifurkacji, w której myliliśmy się, ale do powrotu do prawdziwego widoku ciągłego postępu i normalnych wydarzeń, aby nie powracać ani nie powracać do przeszłości".
Jeśli tradycja oznacza przekaz, tradycję i dziedziczność, jak zauważył Burke, są to dwa bliźniacze pojęcia. A Taine pisała, że uprzedzenia dziedziczne są rodzajem rozsądku, który jest ignorowany. Jego źródłem jest długa kumulacja doświadczeń. Dziedziczna transmisja w rodzinie, przez rodzinę, jest par excellence transmisją. Jednak nie jest to kwestia fizjologicznej dziedziczności, ale profesjonalnej dziedziczności, która nie jest w hierarchii i godności.
To instytucjonalna wyższość, jaką monarchia ma nad republiką. Z pewnością mniejszości i regiony są plagą monarchii. Ale ta wada może zostać złagodzona przez dobre prawo sukcesji, a także przez patriotyzm, z racji obywateli, do których żąda się jednego lub dwóch razy w ciągu wieku starań rozsądnie ograniczonych do kilku lat? Dla Maurrasa demokraci, którzy mają nadzieję na uniknięcie tej wady przez proklamowanie republiki, wyglądają jak Gribouille: "Głoszenie republiki jest właśnie po to, by ustalić zło, które chcą usunąć. W permanentnej instytucji ustanowienie okresu niebezpieczeństwa i kryzysu ma sprawić, by mniejszość stała się wieczystą, oferując Regencję powszechnej konkurencji! "
2) Króla niewolników korony
Jeśli dziedziczność unika przede wszystkim jakiejkolwiek kontestacji władzy, dziedziczenie zawodowe czyni króla sługą korony.
"Francuzi dawno mówili, że ich królowie byli poddanymi korony, a nasi ojcowie bez wątpienia chcieli powiedzieć, że waży na czole więcej niż świeci". Dziedzictwo monarchiczne zapewnia najlepsze przekazywanie spadku, ponieważ zapewnia ono najlepszą edukację. Bez wątpienia delfin będzie miał większe lub mniejsze zdolności do wykonywania handlu z tobą. Fizjologicznie, nie może mieć więcej cech, więcej zdolności niż innych, ale nikt nie będzie tak dobrze przygotowany jak on sam na stanowisko króla, ponieważ syn króla, wychowany na tron, będzie nauczony, że władza jest przede wszystkim dla niego obowiązkiem.
W tym legion monarchów, wszystko zarówno Augusta, świętego, Pobożnego, wielki Courtois lub uprzejmy, Śmiały, mądry i elokwentny, zwycięski, sprawiedliwy, Bien ukochany. Ale wszyscy ci giganci woli byli świadkami tych samych cech: empiryzmu, cierpliwości, wytrwałości, pasji łąki, cnót dobroci nas, chłopa, który orał i brona. Tak więc, dla księcia Levis-Mirepoix „, za tysiąc lat, jedna rodzina cierpliwie, niestrudzenie nazywa innych wokół niej komponować ze sobą w różnych glebach, pochodzenia i naszej grupy narodowej, i wyciągnąć na ziemia, chwalebna forma francuskiego sześciokąta ". Od 16 wiekuwiek portugalski poeta Camoens nie wahał się powiedzieć, że Francja "była najpiękniejszym krajem oświetlonym przez słońce". W XVIII thwieku, Francja jest najbogatszym i najbardziej zaludnionym państwem w Europie. Terytorium jest bezpieczne przed atakiem zagranicznych żołnierzy. Popularna monarchia zwyciężyła zazdrosny nastrój i walczący instynkt wielkich feudalnych panów. Francja jest matką Sztuk, Broni i Praw. To wyjątkowa przygoda, ponieważ dzięki Michelowi Déonowi "wiemy, że rzadko prywatna firma przetrwa trzecie pokolenie". Maurras mógł zatem stwierdzić: "Uczymy prawa narodu, by rządził nim jego historyczny przywódca, o wiele bardziej niż osobiste i dynastyczne prawo wodza, które zresztą nie jest wątpliwe. Z tego punktu widzenia władza jest pojmowana zgodnie z tym, czym jest: funkcją i ładunkiem ".
Ale król jest także urzędnikiem inteligencji. Jego decyzje nie są poddawane pod głosowanie. Głos, który wyraża siły, które mogą same w sobie myśleć, nie sądzisz. Sam w sobie nie jest decyzją, osądem, spójnym i umotywowanym aktem, ponieważ inkarnuje i rozwija to świadomy, mianujący, odpowiedzialny autorytet. Król ocenia jakość. Docenia zeznania zamiast liczenia świadków. To jest stara teoria Bodina o "królu w jego radach". Król ma interes w poznaniu prawdy, aby oddać sprawiedliwość, ponieważ jego osobisty interes jest pomieszany z interesem narodu. Jego odpowiedzialność zapewnia poszanowanie tożsamości jego interesu i narodu: "najgorszą karą ... jest królobójstwo, deponowanie lub upadek dynastii: wciąż można go najokrutniej na świecie zastosować, na przykład do Henryka IV lub Ludwika XVI. Ale idea tej sankcji jest wystarczająco silna, aby wznieść ponad siebie średnią królów. Zachowanie ich życia, ich chwały i dziedzictwa łączy się w naturalnej psychologii królów z zachowaniem państwa ".
„Dla większości ludzi z XIX -tego wieku, a nawet dzisiaj, absolutyzm jest równoznaczne z despotyzmem i kapryśnej i nieograniczonej władzy. Jest to absolutnie niedokładne: absolutna moc oznacza dokładnie, niezależną moc; monarchia francuska była absolutna, ponieważ nie zależała od żadnej innej władzy, imperialnej, parlamentarnej czy popularnej: była jednak ograniczona, hartowana przez szereg dziedzicznych i korporacyjnych instytucji społecznych i politycznych, z których odpowiednie uprawnienia, przywileje (w sensie etymologicznym: lex privata), uniemożliwiły mu opuszczenie jego domeny, jego funkcji ".
Jeśli jednak monarchia wyklucza despotyzm, czasami odwołuje się do dyktatury.
3) Dyktator i król
"Wielkie kryzysy nie kończą się bez dyktatury. Dyktator jest zatem konieczny. Czy to wystarczy? Historia wielkich dyktatur pokazuje, co w nich jest szczęścia i nieszczęścia, usługi, które świadczą, stok, który ich prowadzi ".
Normalnie, królestwo zbędne dyktaturę, ale „dziedziczny książę tłoczony przez tego interesu publicznego, który jest żywy organizm i reprezentacja, jest ostrzegany wziąć dyktaturę, gdy wymagają tego okoliczności, a plik po zapraszają go tam. Jeśli ucieknie od tych naturalnych ostrzeżeń, doświadczenie go karci, a tym samym skłania go do słuchania ich ".
Dyktatura jest sposobem sprawowania władzy królewskiej w wyjątkowych okolicznościach. "Królewska magistracia jest tak elastyczna, że przestaje być sobą, gdy zmienia się z czasem, a czasami wpływa na aspekt ojcowski zwykłej prezydencji jej Rady lub stanów jej ludu, czasem aparat bezpośredniej dyktatury, czasem pośrednia dyktatura za pośrednictwem premiera ". Będąc zawsze w służbie swego ludu, królewska dyktatura odpierająca niebezpieczeństwa, przedstawia oprócz tej przewagi odnowienie tytułów monarchii narodowej. Dyktatura może być przydatna, ale ogólnie (zgodnie z formułą często używaną przez Maurrasa): "Strzeż się dyktatur".
Istnieje krótka i zbiorowa dyktatura, prawie anonimowa, która "ośmiela się wszystkiego, a wszystko, wszystko ratuje, wszystko oprócz wszystkiego nadużywa. Szybko staje się równie odrażające, jak najgorsza licencja w reżimach ekstremalnej wolności. " Preferowane są już dyktatury osobiste i życiowe, które "wymagają większego umiaru, ponieważ obejmują bezpośrednią i stałą odpowiedzialność, ponieważ troska o przyszłość nie może być dla nich obca ... jednak tylko jeden człowiek jest niewiele. Życie człowieka, serce człowieka, głowa człowieka, wszystko to jest dobrze widoczne, dobrze przepuszczalne dla kuli, noża, choroby, wielu przygód. W każdym razie moc osoby jest skazana na zginięcie wraz z nim. Maurras gwałtownie potępia dyktatora, uzurpatora, gdy działa tylko w swoim osobistym interesie, takim jak Napoleon. Nie będąc uzasadnionym, uzurpator jest zależny: jest zakładnikiem partii, klasy, nigdy nie reprezentuje narodu. Imperium było rządem opinii, demokratycznym, plebiscytowym, elekcyjnym. Moc, która wynika z plebiscytu, zawsze pozostanie w zależności od popularnych namiętności, często utrzymywanych lub odnawianych przez wojnę: Napoleon I zakochuje się w Waterloo, Napoleonie III w Sedanie.
Główną słabością dyktatur jest ich zależność od ich opinii. Te diety zawdzięczają prawie wszystko popularności. W tym sensie przypominają reżimy parlamentarne, nawet jeśli wyrażają się inaczej; "Czasami demokracja mianuje przedstawicieli, którzy tworzą parlament. Czasem nazywa tylko jednego, który robi cezaryzm.
Mistyka przeciw rozumowi: taka jest cecha tych dyktatur, które zależą przede wszystkim od entuzjazmu. Starają się stworzyć mistycyzm, fanatyzm będący nienormalnym stanem społeczeństwa. "Partia hitlerowska zdołała zorganizować wokół swoich bogów cały zestaw muzyki, że Niemcy są pod wpływem alkoholu. Bez piosenek z sekcji szturmowych, jak wyglądałby hitleryzm? "Zapytał Bainville. Ten telluryczny romantyzm jest tak obcy, jak to możliwe dla umysłów Francuzów. Niemniej jednak fanatyczni ludzie są niebezpiecznymi narodami.
Kiedy zapanuje entuzjazm, punktami demokratycznej dyktatury może być tylko partia i etatyzm, albo rozpaczliwe poszukiwanie chwały.
Hitler, podobnie jak Mussolini, polegał na partii, która, podobnie jak wszystkie partie, nie mogła spełnić jego życzeń i szczególnych interesów. Dyktator jest wówczas tylko przywódcą zespołu, a nie mężem stanu w służbie narodu.
Przygoda przeciw pokojowi jest najpoważniejszym niebezpieczeństwem, jakie mogą stworzyć dyktatorzy. Jest w pewien sposób współistotny z demokratycznym cezaryzmem, podobnie jak demagogia z parlamentaryzmem: trzeba wyborów, z drugiej popularność i chwałę. Legalność dyktatur jest związana z ich sukcesem; muszą nieustannie okazywać swoją siłę, aby się ich bano i byli posłuszni: pokusa przygody jest trwała. Tutaj znowu nic nie jest bardziej obce nacjonalizmowi Action Française, który jest czysto defensywny, aby zachować pokój wewnątrz i na zewnątrz.
Tylko Król może to zapewnić, ponieważ "jedyną racjonalną i rozsądną formą władzy jest to, co spoczywa w rodzinie ... jest to siła tak naturalna, że włączając w to dyktaturę i trzymając ją w sposób wirtualny, przywódcę, który ćwiczenie to nie jest już nazywane dyktatorem: on jest królem (rozumiem słowo: rex, reżyser i kierowca, oficjalny wywiad).
Jak więc przywrócić Monarchię?
4) Monarchia nieparlamentarna i zdecentralizowana
Historycznie parlamentaryzm, w swej arystokratycznej formie najpierw, a następnie burżuazja, zawsze był przeciwnikiem władzy królewskiej. On wywołał fronds i rewolucji. Aby pogodzić instytucję parlamentarną z monarchicznym reżimem, w kraju takim jak Francja, przedsiębiorstwo zaliczkowe jest skazane na niepowodzenie.
"Nawet jeśli poprawiony przez księcia, parlamentaryzm zawsze pojawi się jako reżim partyjnej rywalizacji, jeśli nie wojny domowej. Będzie to oznaczało ucisk mniejszości. Przywódcy parlamentaryzmu nigdy nie będą reprezentować niczego poza partiami, koteriami, osobistą rywalizacją, kłótniami klanów. Monarchia jest zatem przeciwieństwem parlamentaryzmu, który zakłada partie. Partie się dzielą, monarchia jednoczy: nie zna ani prawej, ani lewej. Zna tylko francuski? "Król Francji nie może być królem partii. Jest wrogiem frakcji. Royalism istnieje, tak jak musi istnieć, tylko w stanie opinii, ruchu, sam nie może być partią.
Ale w jaki sposób zapewnić reprezentację szczególnych interesów? Reprezentacja ta będzie reprezentować ludzi "w swoich stanach", którzy będą bronić swoich lokalnych i zawodowych interesów. Tak więc antyparwanarianizm i decentralizacja są nierozerwalnie związane w formule Maurrassiana: władza powyżej, republiki poniżej. Monarchia jest decentralizująca, władza królewska jest w istocie federacyjna.
„To musi być zauważył, długość starego reżimu był spowodowany decentralizacji: feudalizmu, wspólny wtedy i korporacji religijnych, pracownicy i inni, uniwersytety, parlamenty były znacznie ciało, które wstawione między centralną władzą a jednostką i wzięli na siebie część odpowiedzialności i wolności.
Słaby reżim, republika została poprowadzona, aby ustanowić swój autorytet, zniszczyć prowincje i instytucje pośredniczące. Tylko król, stabilna i dziedziczna moc, może odpowiedzieć za jedność ojczyzny. Monarchia, silna władza, ale ograniczona do wspólnego dobra, będzie mogła i będzie musiała się zdecentralizować. Jest to również naturalną potrzebą, ponieważ Francja dusi się w ręce państwa. Nie wystarczy jednak do decentralizacji terytorialnej, ale wymaga też profesjonalnej decentralizacji.
"Poza porządkiem wojskowym wszystkie poziomy hierarchii politycznej, administracyjnej, prawnej i cywilnej muszą być zdecentralizowane, to znaczy zawierać pewną swobodę (w stosunku do władzy), organ (w odniesieniu do opinii publicznej) i odpowiedzialność (w odniesieniu do obu). Poszczególne organy i mniej lub bardziej spontaniczne tworzenie które będą rozłożone między rządem centralnym a osoby muszą pracować pod nadzorem, a nie w jednym kierunku oraz w zakresie ich przydatności i korzystnego działania, o wiele bardziej wynikami produktów tylko dzięki ich uległości i niewidomemu poddaniu się okólnikom z góry. Z mojej strony uważam, że to właśnie w tym sprawiedliwym rozłożeniu obowiązków należy szukać rozwiązania problemu sojuszu. władzy i wolności. "
Stworzenie tych nowych organów nie powinno wynikać z improwizowania dekretu, ale musi być dziełem sił żyjących w kraju, które dałyby im swobodę działania, aby ta funkcja pochodziła z samej siebie. stworzyć organ.
Aby uchronić Francuza przed stanem izolacji, do którego zredukował go rewolucyjny indywidualizm, należy mu oddać potężną siłę: stowarzyszenie. "Im więcej dajemy stowarzyszeniom wolności, a tym samym władzy, tym bardziej inicjatywa każdego obywatela będzie miała szansę rozwijać się i wyostrzyć. Uwaga pochodzi od hrabiego de Chambord.
Decentralizacja w ten sposób organizuje się wokół królewskiej potęgi, rzeczywistej, żywej reprezentacji, ponieważ nie będą to osoby abstrakcyjne, które będą reprezentowane, ale ludzie usytuowani w ich rzeczywistości; tworzy także niezbędne przeciwwagi dla organu centralnego. Król jest wówczas głową republik, federatorem szczególnych interesów we wspólnym dobru.
Ta teoria integralnego nacjonalizmu pozostaje ślad za pośrednictwem pewnej względności: „Nie będąc szarlatanów monarchii, ponieważ istnieją szarlatanów demokracji, mamy nauczał, że Monarchia z dala od jego tylko obecność zła, które wojna domowa lub obca wojna, fizyczne epidemie lub moralne plagi mogą zagrozić narodom. Mówimy, że w krajach, które są podobne do Francji, dziedziczna monarchia jednoczy nie najlepsze, ale jedyne warunki obrony przed tymi plagami. "
5) Otwarta działka
Bez wątpienia każdy ruch tak radykalnego protestu reżimu demokratycznego i republikańskiego może jedynie chcieć go obalić "wszelkimi środkami, nawet legalnymi".
"L'Action Française zawsze mówiła, że istniejący rząd zostanie najprawdopodobniej obalony - jak większość poprzednich rządów - siłą. Action Française zawsze mówiła, że przygotowanie organizacji tego zamachu stanu, jako konstytuowania i rozpowszechnienia stanu umysłu, który powinien pozwolić na odniesienie sukcesu, było niezbędnym i koniecznym elementem jego program. Zawsze twierdziła, że jest za to odpowiedzialna. To w pełni praw i obowiązków, że państwo ledwo zawoalowanej anarchii nadaje nam francuskich obywateli, pracujemy nad odrzuceniem legalnej i konstytucyjnej fikcji, która sprzeciwia się porządkowi, prawo i król "(AF 2 grudnia 1909).
Każdy członek ligi Action Française zobowiązuje się "do walki z republikańskim reżimem. Republika we Francji jest rządem obcokrajowca. Duch republikański zakłóca obronę narodową i faworyzuje wpływy religijne bezpośrednio wrogie tradycyjnemu katolicyzmowi. Musimy wrócić do Francji reżimem francuskim. "
PODSUMOWANIE
Desperacja w polityce jest absolutną głupotą
Tak więc teoria integralnego nacjonalizmu przedstawia globalny pogląd na politykę. Doktryna mauretańska prowadzi do humanizmu radykalnie odmiennego od ideałów liberalnych lub socjalistycznych, aby uwzględnić tylko człowieka usytuowanego w jego naturalnym środowisku. Oczywiście Maurras myślał o monarchicznym rozwiązaniu tylko w kontekście francuskim, ponieważ w naturze ludzi leży poszukiwanie i odkrywanie swojej konstytucji; ale zasady naturalnej polityki i metody organizowania empiryzmu mają uniwersalny zakres.
Celowo odrzuciliśmy wszystkie polityczne implikacje tej doktryny, aby podkreślić jej głęboką logikę, ponieważ Maurras należy do teoretyków, którzy czynią politykę nauką.
Prawdą jest, że "dzisiaj nic się nie robi", ale jeśli "nic dzisiaj nie zostanie zrobione, wszystko zostanie zrobione jutro! Wszystko, co pozostaje dla świadomych Francuzów, to działać tak, aby jego wola została spełniona, a nie inna: nie oligarchii, nie cudzoziemca. Spocząć szorstką starań, aby ćwiczyć i realne działania, jeden, który chciał zachować rzeczywiście Francja, trzymać ją dobrze, aby uratować swoją złą determinację w przekazywaniu swoich kryzysów; jest to usługa zbyt stara i zbyt dumna, by prace zostały przerwane lub spowolnione. "






