Georges Valois : le précurseur d’un fascisme français ?
Georges Valois : le précurseur d’un fascisme français ?
Le dialogue entre « maurassiens » et syndicalistes révolutionnaires :
l’expérience du Cercle Proudhon (1911-1914)

En 1906, Georges Valois rejoint les rangs de l’Action française. Il a comme principal dessein de favoriser un véritable échange intellectuel entre les monarchistes maurrassiens et les syndicalistes révolutionnaires. Il est l’instigateur, aux côtés d’Edouard Berth, disciple de Georges Sorel, du Cercle Proudhon1 crée en 1911. Ce cercle de réflexion atypique se veut une synthèse métapolitique des divers courants hostiles au capitalisme apatride et la bourgeoisie d’argent. Le Cercle Proudhon accueille d’autres adhérents de l’Action française malgré les réserves de Charles Maurras qui le considère comme trop révolutionnaire.